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De Cointreau au Hellfest, la Muroise multiplie les partenariats pour créer de nouvelles confitures
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De Cointreau au Hellfest, la Muroise multiplie les partenariats pour créer de nouvelles confitures

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L’enseigne de confitures Muroise et Compagnie, basée à Vallet (Loire-Atlantique), a construit son identité autour de son fruit fétiche, à mi-chemin entre la mûre et la framboise. L’entreprise souhaite aujourd’hui multiplier son nombre de partenariats autour d’autres recettes. Elle souhaite également miser sur l’image culinaire française pour percer à l’export.

Les deux fondatrices de Muroise et Compagnie, Magali Beck et Estelle Sauvion, se veulent ouvertes à tous les types de partenariats — Photo : Benjamin Robert

Si vous avez déjà croisé un rayon avec un pot de confiture Muroise, sa couleur rose d’antan vous aura probablement marqué. Avec aujourd’hui six salariés et une dizaine de saisonniers, l’enseigne Muroise et Compagnie basée à Vallet ne mise pas que sur son fruit fétiche. D’ailleurs, sa fondatrice, Estelle Sauvion-Durand, n’a aucun mal à le dire : la muroise, ce fruit à mi-chemin entre une mûre et une framboise, n’est pas rentable et le rendement à l’hectare est très faible.

"C’est aujourd’hui le fruit pour lequel nous sommes connus. Néanmoins, l’entreprise vit grâce aux développements de nouveaux produits, avec d’autres fruits. Nous aimons créer de nouvelles recettes avec un grain de folie", sourit Estelle Sauvion-Durand, dont l’entreprise a totalisé un chiffre d’affaires de 850 000 euros en 2024. Parmi les dernières collaborations en date, figure une recette élaborée avec la maison angevine Cointreau, à partir de leur liqueur.

Des partenariats tous azimuts

Au sein de son usine, bâtie en 2019 pour un coût de 1,2 million d’euros et dotée d’une surface de 860 m², la Muroise ne se fixe pas de limite de recettes ni de partenariats. Entreprises ou institutionnels, de nombreux acteurs ont déjà tapé à la porte de Muroise et Compagnie ces dernières années. D’ailleurs, le fruit phare ne pèse aujourd’hui plus que 20 % des ventes, même s’il représente toujours l’identité de la marque.

En 2019, Muroise et Compagnie a construit une usine de 860 m², pour un coût de 1,2 million d’euros — Photo : Benjamin Robert

"Nous avons travaillé avec la Folle Journée à Nantes, et élaborions des recettes en fonction de leur thème annuel. Nous avons aussi collaboré avec des PME de l’agroalimentaire, comme la Maison d’Armorine à Quiberon", ajoute Estelle Sauvion-Durand. La Muroise travaille aussi de longue date avec le Hellfest. L’entreprise compte en moyenne 5 à 6 collaborations en parallèle, et est ouverte à multiplier ce chiffre.

L’export comme axe de développement

L’entreprise est également présente en grande distribution, une activité qui représente aujourd’hui 35 % du chiffre d’affaires de Muroise et Compagnie. "La proportion de la grande distribution a tendance à réduire avec les années. Il faut savoir que le marché de la confiture est composé à 80 % des parfums fraise et d’abricot. La vente dans les petites épiceries nous offre plus de créativité", détaille la dirigeante.

Au-delà de l’Hexagone, l’export représente aujourd’hui 10 % des ventes. Mais ce segment sera un axe de développement fort pour les années à venir, l’enseigne misant sur son identité culinaire française forte pour s’exporter. "Nous avons déjà des points de ventes en Belgique, au Danemark, et aux États-Unis (New York et Los Angeles, NDLR)", poursuit Estelle Sauvion-Durand. Et du côté des partenariats aussi, Muroise et Compagnie élargit son champ d’action. Le mois dernier, elle a lancé une collaboration avec la marque bio franco-belge nOk, pour établir une confiture à base de figues et de noix. Si la marque est ouverte à tous les types de partenariats, elle ne semble pas non plus se poser de limite gustative.

Loire-Atlantique # Commerce # Distribution # Agroalimentaire # TPE # Stratégie # Made in France
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