Depuis décembre2007, un rapprochement franco-italien en vue de créer le leader mondial des armes sous-marines est dans les cartons. Si les protagonistes - DCNS, Thalès et Wass - partagent la même vision, la mise en oeuvre de cette joint-venture dans le domaine des torpilles demande du temps. Dans la perspective que des consolidations européennes dans ce domaine aboutissent un jour, le directeur de la BU armes sous-marines à Saint-Tropez, Marc Le Roy, développe la compétitivité de son site et pérennise un savoir-faire empirique important. Objectif: «Être en position de force si cette coopération devait se concrétiser».
Réussir les programmes en cours
Parallèlement à la poursuite du programme de la torpille légère MU90, d'ailleurs réalisé en partenariat avec Thalès et Wass, la BU s'est récemment engagée sur le programme Artemis, qui vise à remplacer à partir de 2015 la torpille F17 actuellement en service sur les sous-marins français, par la future torpille lourde, dénommée F 21. Ce marché notifié à DCNS en 2008, prévoit l'acquisition d'une centaine de torpilles par la Marine française, leur intégration aux sous-marins et une première phase de maintien en condition opérationnelle et d'entraînement des forces sur 6 ans. «Ces programmes en cours, nous devons les réussir. Mais pour gagner en compétitivité et rester maître de notre avenir, nous devons également poursuivre notre quête à l'export, qui représente déjà près de la moitié de notre activité et développer de nouveaux services ou produits», explique Marc Le Roy. Chaque année, la BU investit entre 4 et 5M€ en R & D.Elle développe non seulement des torpilles, mais aussi des cibles mobiles, des systèmes de défense anti-torpilles ou encore le démonstrateur ASM-X, qui est issu d'un design torpille et permet d'augmenter les capacités opérationnelles des sous-marins.
Championship: même combat
Enfin, dans le cadre du programme Championship, axé sur une croissance du chiffre d'affaires et une amélioration de la performance et présenté à l'ensemble du groupe DCNS en début d'année, plusieurs autres chantiers ont été initiés. «Nous travaillons à l'amélioration de notre processus d'ingénierie en identifiant et supprimant toutes les tâches sans valeur ajoutée, nous développons des outils pour capitaliser notre savoir et notre technicité. Nous construisons des offres standards pour gagner en réactivité», détaille Marc Le Roy. Enfin, «parce que les hommes constituent la force vive de l'entreprise, la sécurité au travail est désormais au coeur de toutes nos démarches et nous avons engagé et validé une démarche de certification ISO 18001».
Pour conserver une position de force dans les futures consolidations industrielles européennes, la BU armes sous-marines de DCNS adhère aux principes de croissance et de performance du programme Championship.