DCNS : Brest et Lorient impliqués dans les énergies des mers
# Industrie

DCNS : Brest et Lorient impliqués dans les énergies des mers

DCNS a consacré 1 M€ à la R& D sur les énergies marines en 2008. Avec la Réunion, il s'engage sur un programme important d'énergie thermique des mers.

C'est un marché d'avenir sur lequel se positionne tout doucement DCNS. L'un des projets actuels porte sur un travail de R &D avec la Réunion qui fait travailler une quinzaine de collaborateurs en Bretagne. Il concerne la création d'une plateforme d'énergie thermique des mers, sous la forme d'un démonstrateur à partir de 2012, puis de fermes ETM à plus long terme, si le potentiel est confirmé. Le 7avril, une convention de R& D d'un montant d'un million d'euros était signée entre la région Réunion (600k€) et DCNS (400 k€). Elle vise à déterminer la viabilité du modèle économique d'un ETM de grosse puissance et la possibilité de réalisation du démonstrateur. Les premiers résultats sont attendus début juillet. La Réunion vise une totale indépendance énergétique à l'horizon 2025. L'énergie thermique des mers, qui pourrait remplacer de la production de charbon, semble adaptée à la profondeur rapide des rives réunionnaises. Car des câbles sous-marins onéreux pourraient faire vaciller l'équilibre économique d'une plateforme ETM. «Dès que l'on a de l'eau froide au fond de la mer et de l'eau chaude en surface, ça fonctionne. Mais le gradient doit être très fort, au minimum 20 degrés. On le trouve sur la ceinture tropicale», explique Daniel Bathany, chef de projet ETM chez DCNS. Le système marche via un évaporateur, une turbine et un condensateur, un peu comme un «réfrigérateur branché à l'envers». L'énergie thermique des mers, totalement renouvelable, est disponible 24heures sur 24.




Hydroliennes : rattraper le retard face aux Anglais

Depuis l'entrée de Thales au capital en 2007 (25%), DCNS a modifié son objet social et veut se développer en dehors du naval militaire tout en valorisant ses compétences. «DCNS a fait des énergies marines renouvelables un de ses axes de développement», explique Frédéric Le Lidec, de la direction de la stratégie et du développement. Le groupe français veut participer à l'émergence d'une filière industrielle en se positionnant sur la conception et la fabrication de parcs marins ou de fermes. DCNS a consacré 1 M€ de R &D autofinancée à ces sujets en 2008. Elle s'investit par ailleurs dans Winflo, projet d'éoliennes flottantes avec l'entreprise lorientaise Nass and Wind et sur des projets d'hydroliennes. «On évalue les technologies et on regarde comment l'on peut rattraper notre retard par rapport aux anglais», conclut Frédéric Le Lidec.

# Industrie