Croisière : 770.000 passagers attendus en 2009
# Conjoncture

Croisière : 770.000 passagers attendus en 2009

Le marché mondial de la croisière garde la forme. De quoi laisser présager une belle saison 2009, même si la Côte d'Azur pèche toujours en matière de trafic de tête de ligne.

L'optimisme est de rigueur. De retour du Seatrade, salon international de la croisière qui s'est déroulé à Miami en mars dernier, Dominique Estève, président de la CCI Nice-Côte d'Azur, et Alain Gumiel, président du CRT et du French Riviera Cruise Club, annoncent: «L'industrie résiste plutôt bien à la crise. Les professionnels ont la certitude que 2009 et 2010 seront deux bonnes années.»




517 escales prévues en 2009

En effet, le marché mondial de la croisière continue sa courbe ascendante (+2,8% en 2008) et ses retombées économiques avoisinent les 38milliards de dollars. Une tendance qui profite à la Méditerranée et à la Côte d'Azur. Avec 517 escales prévues sur les ports de Nice-Villefranche, Cannes, Antibes et Golfe-Juan, le département devrait accueillir 770.000 passagers en 2009, contre 710.000 en 2008... et conforter ainsi sa place de leader en France. Seule ombre au tableau: le trafic en tête de ligne stagne à 50.000 passagers, alors qu'il progresse ailleurs. La faute à nos infrastructures qui ne peuvent accueillir les navires gros porteurs. Soit, un manque à gagner non négligeable puisque si les dépenses générées par escales sont en moyenne estimées à 75 € par passagers en transit, elles atteignent les 150 € pour les passagers en tête de ligne. «Le débat public de 2005 a révélé une opposition très forte de la population sur des éventuels aménagements» rappelle Rudy Salles, adjoint au maire de Nice chargé du Tourisme. «À nous d'optimiser la destination à partir de notre patrimoine portuaire et de faire en sorte que les passagers en transit reviennent sur la Riviera», reprend Dominique Estève.




«Optimiser notre patrimoine portuaire»

Dont acte! Deux nouvelles destinations, Antibes et Golfe-Juan, permettront de mieux répartir les escales sur l'ensemble du littoral. Une quinzaine de navires sont d'ores et déjà attendus sur Antibes. «Un effort doit être fait pour résoudre la problématique du transport des croisiéristes une fois à terre, ainsi qu'en terme d'accueil» ajoute le président de la chambre consulaire qui travaille avec les professionnels du secteur pour innover leur panoplie d'offres.

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