Crise à la CCIR : Alain Daher va «reprendre son bâton de pèlerin»

Crise à la CCIR : Alain Daher va «reprendre son bâton de pèlerin»

Sa démission - mise dans la balance d'une régionalisation consulaire compliquée au plan budgétaire - ayant été refusée par le préfet de région Patrick Strzoda, Alain Daher, président de la CCI Bretagne, confirme que les garanties apportées par l'Etat lui confère les moyens de poursuivre sa mandature jusqu'à son terme.

Vous avez présenté votre démission à la présidence de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Bretagne, ce lundi 23 novembre, au préfet Patrick Strzoda. Il l'a refusé. Dans quel état d'esprit êtes vous ?

« Ma démission, que je vois à la fois comme un électrochoc interne mais aussi un épiphénomène au regard de l'actualité économique actuelle, n'a pas été refusée. Le préfet m'a demandé de surseoir ma décision, ce que j'ai accepté. »

Comment vous-a-t-il convaincu de faire machine arrière ?

« Les arguments présentés, et qu'il formulera par écrit ce mardi à l’ensemble des 57 élus régionaux, sont de nature à me rassurer. Je ne veux pas en dévoiler le contenu avant lui mais j'estime que les signaux passés sont les bons. Ce n'est pas une question d'avoir ou non des garanties. Il m'a confirmé que ma présence était nécessaire dans l'intérêt de la régionalisation en cours. »

Que va-t-il se passer désormais ? Comment allez-vous convaincre les CCI territoriales récalcitrantes sur la répartition du budget que sont les chambres du Morbihan et de Rennes ?

« Je vais tout simplement reprendre mon bâton de pèlerin auprès de tous les acteurs de notre territoire. Les discussions sont compliquées, il faut le reconnaître, mais le fait qu'elles aient été mises en stand-by pendant quelques jours doit permettre de mieux repartir. L'appui de notre organisme de tutelle devrait également faire avancer les choses. »

Ce nouvel épisode dans les combats fratricides que se livrent les CCI territoriales vous incite-t-il à à prolonger votre mandat au-delà de novembre 2016, date des prochaines élections consulaires ?

« A l'heure où je vous parle, dans le contexte actuel, ce serait non. »