«La crise n'a épargné personne et tous les acteurs ont été excessivement ?impactés?. Ce sont souvent les budgets communication qui sont les premiers coupés mais ce sont aussi souvent les premiers à repartir», souligne Jérôme Philippe, patron de l'agence rennaise Communiqués, reprise fin 2008 en plein marasme. La communication recouvre un secteur très vaste, aux intervenants très divers, d'où l'impossibilité d'établir un diagnostic global. «Il y a eu des coupes franches dans l'événementiel. Pour mon domaine, les relations presse et la communication de crise, nous avons plutôt réussi un bon développement en passant de quatre à neuf salariés», note Jérôme Philippe.
Guerre des prix
La réduction des budgets a été compliquée par une «guerre des prix fratricide» sur les appels d'offres. Mais aussi par les profondes mutations qui agitent le secteur, avec la multiplication des supports et un apparent rejet de la publicité par le consommateur pointé par un récent numéro de Stratégies. Mais l'horizon semble s'éclaircir. «On voit revenir des demandes entrantes, sur l'événementiel, sur des journaux externes ou internes,etc. C'est la tonalité générale, en espérant que cela ne soit pas seulement un frémissement», avance Jérôme Philippe.
Le secteur de la communication sort fragilisé de deux années difficiles. Mais le marché semble vouloir repartir, constate Jérôme Philippe, un des fondateurs de l'Union des consultants en communication de l'Ouest (UCC Ouest).