Vendredi 13novembre au soir, devant les Haras d'Hennebont, 80 chefs d'entreprise membres des sections CJD de Quimper, Lorient et Vannes, attendaient le ?dirigeant? de la Région Bretagne.
Pour cette rencontre, Jean-Baptiste Plassart et les deux autres présidents de section (Olivier Chéanne à Vannes et Yoann Cariou à Quimper), ainsi que Stéphane Drobinski, président du CJD Bretagne, ont tout prévu. «Nous lui présenterons d'abord le CJD, puis nous l'interrogerons sur sa vision stratégique en tant que dirigeant en utilisant notre fameuse méthodologie de commission miroir. Enfin, nous lui proposerons le CJD comme interlocuteur pour réfléchir à des projets, notamment sur les besoins bretons en formation, ou l'émergence de nouveaux pôles. Il peut aussi être intéressé par notre vision de l'aménagement du territoire.» D'emblée, l'idée de se comparer à un chef d'entreprise ne semble pas déplaire au président de Région. «Je peux dire que je gère un chiffre d'affaires de 1,1Md€ et que j'emploie 4.000 salariés. Sauf que je ne me situe pas sur le marché. Je dirige un service au public. Mais il y a tout de même des points communs, sur le management notamment. Et j'ai le même souci d'excellence, même si la Région n'a pas de concurrent». Jean-Yves Le Drian conçoit que sa vision budgétaire soit assez similaire à celle d'un dirigeant d'entreprise. Il mesure sans cesse le taux d'endettement de la Région, et sa capacité à le rembourser. Des similitudes, il y en a, mais des divergences aussi. «Je n'ai pas le même indicateur de performance. Le mien, c'est l'élection. Je dirige aussi des services d'une extrême variété. Quant à la gouvernance, elle est pour lui radicalement différente. «C'est un paquebot beaucoup plus lourd qu'un conseil d'administration!».
Quatre mois avant les élections régionales 2010, Jean-Yves Le Drian rencontrait, le 13novembre, 80 chefs d'entreprises bretons.