C’est la première fois qu’ils vendent leur ferme urbaine. L’entreprise CitizenFarm, créée en 2014 à Toulouse, implante dans le centre d’hébergement d’urgence de Reims (Marne), une ferme un peu particulière. A vocation sociale, l’infrastructure, qui a nécessité 15 000 euros d’investissement, a été financée avec le bailleur Plurial Novilia et la Fondation de l’Armée du Salut.
"La seule en Europe à proposer ce système"
Cette ferme urbaine de 15 m2 repose sur la technique de la culture aquaponique. Composée de deux étages et autonome en eau et en énergie, elle permet d’élever des poissons et « d’utiliser les nutriments issus de leurs déjections pour cultiver un vrai potager en respectant les saisons », rappelle CitizenFarm dans un communiqué. « C’est un point culminant dans notre démarche car il correspond aux valeurs de CitizenFarm. Non seulement nous renforçons les circuits courts et nous mettons en avant l’agriculture urbaine, mais on apporte également du bien-être aux plus marginalisés de la société », souligne Pierre Osswald, le fondateur de l’entreprise qui emploie six salariés. Le but de l’infrastructure ? « Impliquer les habitants et leur donner accès à une alimentation gratuite.»
L’entreprise toulousaine assure être « la seule dans l’Union Européenne à proposer un système de culture basée sur l’aquaponie, qu’elle développe grâce aux entreprises situées pour la majorité en Occitanie». En mai, CitizenFarm avait installé un prototype de ferme au jardin Raymond-VI à Toulouse.