Cellprothera vient d'obtenir le feu vert des agences réglementaires pour lancer la phase II de ses essais cliniques en France et en Angleterre. 44 patients atteints d'infarctus du myocarde sévère pourront à partir de janvier participer aux tests sur ce traitement mis au point par la start-up mulhousienne. « Notre solution permet de produire des greffons cellulaires destinés à être injectés, via un cathéter, dans le coeur des patients », explique le professeur Philippe Hénon, fondateur et président de l'entreprise. Le procédé vise à régénérer le tissu cardiaque et à le revasculariser. Si cette phase est concluante, la phase III démarrera sur un périmètre plus vaste, à la fois en Europe et en Amérique du Nord. « Si nous validons cette étape, l'Asie pourrait être notre premier marché », se réjouit le professeur. Singapour pourrait en effet autoriser la commercialisation de ce traitement dès la fin de la phase II et entraînerait à sa suite un grand nombre de pays asiatiques. Cette perspective permettrait à l'entreprise, créée en 2009, de générer enfin un peu de chiffre d'affaires. « Nous cherchons à lever entre 15 et 25 millions d'euros pour finaliser en totalité l'essai en phase III et mettre notre traitement à disposition du marché français et du reste du monde », indique Jean-Claude Jelsch, directeur général de Cellprothera. Les contacts déjà noués depuis le début d'année avec des investisseurs en attente de la validation de la phase II, désormais effective, le rendent optimiste. Cellprothera, qui emploie aujourd'hui 19 personnes, a d'emblée mené de front la recherche scientifique et l'industrialisation potentielle de son traitement ? via des partenaires - « pour être immédiatement opérationnels en cas de succès », soulignent les deux dirigeants.
Cellprothera : Phase II des essais enclenchée
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la rédaction
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