Déterminée. C'est le terme qui caractérise le mieux Cécile Masson. Cette dirigeante de parcs de jeux indoor pour enfants dans le Valenciennois (Caval'Kid) voit rouge depuis le rappel fiscal de 140.000 € qu'elle a reçu concernant son activité. Depuis son lancement, elle appliquait un taux de TVA réduit (7 %). Aujourd'hui, les services fiscaux lui demandent de passer à la caisse et à 19,6 % en payant un rattrapage. « Les parcs d'attractions, manèges et forains, et les laser games bénéficient du taux de TVA réduit (7 %). Après avoir consulté les services fiscaux en amont à l'ouverture, et avoir obtenu un accord écrit, j'ai appliqué ce taux en toute bonne foi, raconte Cécile Masson dépitée mais remontée. Six ans après, la fiscalité me reproche de ne pas être "inspirée d'un thème culturel intégré dans la conscience collective du consommateur moyen". Autrement dit : oui ma mascotte n'est pas Mickey, mais bleu-blanc-rouge... N'y a-t-il que les Américains pour créer du rêve ? Pourquoi les Français n'ont-ils pas les mêmes chances quant à la fiscalité ? », s'interroge-t-elle, bien résolue à défendre « l'esprit d'entreprendre, les emplois et la made in France ». Et la jeune femme de réclamer « l'équité pour le maintien de (ses) outils de travail. Je ne représente pas les patrons du Cac 40, mais une TPE, artisan des loisirs français ! » Quant à la bagatelle de 140.000 €, Cécile Masson a fait ses calculs : « Je ne pourrai payer cette somme... à moins de vendre ma maison ! Les collaborateurs de Caval'Kid sont motivés et déterminés à sauver leurs emplois et le revenu principal de 15 familles ! », ajoute-t-elle avançant le soutien de 80.000 clients. Ses confrères, eux, ont accepté un étalement du rappel et, de fait, son paiement. Son syndicat Space est « mobilisé pour organiser une étude juridique nationale sur les avis de redressement ». Une étude économique des 290 parcs de jeux français est aussi en cours.
G.B.
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