Ce n'est en « aucun cas la fin de l’industrie sidérurgique en Lorraine»

Ce n'est en « aucun cas la fin de l’industrie sidérurgique en Lorraine»

Directeur général de la division Flat Carbon Europe et membre du Comité de direction d’ArcelorMittal, Robrecht Himpe estime que la fermeture des hauts-fourneaux de Florange est une « étape» , qui ne signifie « en aucun cas la fin de l’industrie sidérurgique en Lorraine, bien au contraire ».

« Le résultat d’exploitation d’ArcelorMittal a été fortement impacté par la situation économique et la récession en Europe. Après quatre années d’un environnement économique difficile et compte tenu du fait que la demande d’acier reste fortement inférieure à ses niveaux d’avant crise, nous sommes malheureusement arrivé à la conclusion qu’il fallait réorganiser nos activités opérationnelles afin de permettre à notre entreprise d’être suffisamment forte en France et en Europe pour affronter les difficultés que nous rencontrons. ArcelorMittal a pleinement conscience qu’il s’agit d’une nouvelle très difficile pour les personnes concernées et leurs proches», détaille Robrecht Himpe dans un communiqué. Revenant sur les exigences du gouvernement français et les investissements négociés, Robrecht Himpe affirme que de l'argent sera injecté sur le site, sans toutefois donner plus de précisions : « Nous allons continuer d’investir à Florange et d’apporter au site toute l’attention qu’il convient pour qu’il devienne un important centre de transformation pour le développement d’acier à haute valeur ajoutée et de grande qualité pour les secteurs de l’automobile, l’industrie et l’emballage. La France reste un pays essentiel pour ArcelorMittal. C’est là qu’est réalisé 35 % de notre production européenne et c’est là que se trouve le siège de nos activités de Recherche et Développement.»