Créée en 2009, Carpe Diem, basée dans l'hôtel des entreprises de Saint-Renan, est atypique dans le milieu des services à la personne. C'est une société coopérative d'intérêt collectif (Scic). Une entreprise dans un domaine, l'accompagnement spécialisé à domicile pour les personnes souffrant de troubles psychiques et/ou cognitifs tel que la maladie d'Alzheimer, où dominent les associations. Ce statut de Scic dépend de l'économie sociale et solidaire. Il est très récent (2006) et peu existent, seulement trois en Finistère. Leur particularité est d'avoir «une utilité sociale sur le territoire».
Différents collèges pour diriger
Pour les deux fondatrices de Carpe Diem, Nicole Herry et Gabrielle Hemery, qui travaillaient déjà dans le secteur médico-social, cette solution s'est imposée dès le départ du projet. «Cela correspondait à notre démarche: faire participer les usagers», explique Nicole Herry, la gérante. La Scic respecte la règle des coopératives d'un homme, une voix mais les poids sont répartis en différents collèges. Quatre dans le cas de Carpe Diem: salariés, fondateurs, usagers et compétences éthiques et scientifiques. «Tout le monde a son mot à dire, même si, afin de ne pas perdre les valeurs de l'entreprise, les fondateurs ont un poids important».
Un lancement difficile en pleine crise
Le capital de départ de Carpe Diem était de 1.200€, il est aujourd'hui de 3.000€. Elle compte quatre salariés. Quant au chiffre d'affaires, «il est tout petit, indique la gérante, en deçà de nos prévisions.» Avec la crise, les gens attendent avant de faire suivre leurs proches. La démarche est compliquée. L'objectif de 18 salariés en fin d'année 2 et l'équilibre à la fin de la troisième ne sera pas atteint dans les temps, reconnaît la gérante. Pour la fin de l'année, il s'agit d'abord de faire venir des membres associés. Ils ont une dizaine pour l'instant, dont sept membres partenaires extérieurs, personnes physiques et morales.
Carpe diem
Gérante: Nicole Herry Quatre salariés Tél: 02 98 84 68 25 www.carpediem-finistere.com