Calais : Interdite d'accoster à Douvres, Myferrylink va être vendue par Eurotunnel

Calais : Interdite d'accoster à Douvres, Myferrylink va être vendue par Eurotunnel

Myferrylink vient de se voir confirmer l'interdiction d'opérer ses navires à Douvres dans 6 mois. Pour assurer la pérennité de la compagnie maritime calaisienne, le Groupe Eurotunnel a pris la décision de lui trouver un repreneur.

L'appel de la compagnie maritime calaisienne Myferrylink n'aura pas été entendu : la Competition Appeal Tribunal (CAT) vient de confirmer l'interdiction pour la compagnie d'accoster à Douvres dans 6 mois.

La CAT conforte ainsi la position de l'autorité britannique de la concurrence (CMA), tout en reconnaissant les arguments avancés par Myferrylink et Eurotunnel dans cette affaire. Celle-ci a "estimé que ceux-ci n’étaient pas de nature à casser une nouvelle fois la position prise par la Competition and Markets Authority (CMA) le 18 septembre dernier. Cette décision est illogique. Elle réduit la concurrence sur le détroit et porte atteinte à la liberté d’entreprendre. Le CAT contraint le groupe à se retirer de cette activité", déclare la direction du groupe Eurotunnel dans un communiqué.

Myferrylink revendue par Eurotunnel

Pour assurer la pérennité de Myferrylink, en fonctionnement depuis le 20 Aout 2012, le groupe Eurotunnel a pris la décision de trouver un repreneur pour la compagnie. « MyFerryLink est une réussite industrielle et commerciale. Nous sommes fiers d’avoir réussi là où tant d’autres ont échoué. Compte tenu de la position britannique, l’avenir de MyFerryLink se jouera maintenant en dehors du Groupe », a déclaré ce jour Jacques Gounon, Pdg du groupe, dans un communiqué.

La compagnie maritime persévère

De son côté, la compagnie Myferrylink ne renonce pas et déclare dans un communiqué : "la scop va interjeter appel, dans les jours qui viennent, devant la juridiction britannique. Durant cette période, la compagnie maritime continuera à opérer sur la ligne transmanche, offrant à sa clientèle un même service de qualité."

> Les débuts de l'affaire en vidéo :