Cafsa : Union avec Cofogar et Forestarn
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Cafsa : Union avec Cofogar et Forestarn

Sylviculture L'année prochaine, la Cafsa s'unira avec Forestarn et la coopérative toulousaine Cofogar pour devenir le premier groupe coopératif français.

Auparavant concurrentes, la Cafsa (Coopérative agricole et forestière Sud Atlantique), à Bordeaux, et Cofogar (Coopérative des propriétaires Forestiers du bassin de la Garonne), à Toulouse, seront bientôt alliées. Au lendemain de la tempête Klaus en 2009, elles avaient déjà mis en place un réseau commun de parcs de stockage (six, au total) afin d'entreposer 2millions de tonnes de bois, soit 25% de l'ensemble des stockages de la filière dans le Sud-Ouest. Depuis un an et demi, les deux coopératives nettoient et reconstituent les parcelles dévastées. À fin 2010, sur les 70.000 à 80.000 hectares de forêts concernés, environ 28.000 ont été nettoyés. Reste encore à vendre ce bois de tempête. «Il a fallu aller chercher des marchés à l'exportation. Alors que d'habitude, nous travaillions plutôt avec l'Europe du Sud, nous avons vendu en Allemagne, Autriche, Suisse, Belgique et dans les pays nordiques», explique Christophe Bernard, le directeur adjoint de Cofogar.




Alliance territoriale

Parce que ce genre de désordre climatique pourrait se reproduire, la Cafsa, Cofogar et Forestarn (coopérative forestière du sud massif central) ont décidé d'unir leurs forces pour y faire face. Les trois coopératives réunies représentent un chiffre d'affaires de 170M€ pour un effectif de 500 collaborateurs. Elles commercialiseront 5Mt de bois sur les 6 Mt vendues en France. Le nouveau groupe coopératif, qui verra le jour en 2012, disposera de 30M€ de fonds propres. Il sera constitué d'un réseau de 14 agences pour répondre aux besoins des 44.000 adhérents, éparpillés en Midi-Pyrénées, Aquitaine, Poitou-Charentes, Limousin et Languedoc-Roussillon.






Des problématiques semblables

Si faire face aux aléas climatiques auxquels est soumise la filière est une des raisons du regroupement des trois coopératives, ce n'est pas la seule. La tempête Klaus a par exemple laissé la place à un autre problème: «Il faut s'attendre à une raréfaction de la ressource en pins maritimes. En effet, ils sont aujourd'hui attaqués par des insectes xylophages», raconte-t-il. En plus de ces préoccupations, les trois coopératives doivent évoluer dans un marché mondialisé. «Il y a une demande sociale mais la concurrence est vive notamment avec des pays comme la Chine ou le Brésil», explique-t-il.Afin d'anticiper l'évolution des marchés du bois, le groupe compte ainsi miser sur la R & D. «Nous voulons développer de nouvelles techniques de culture et d'exploitation pour le peuplier ou le pin, en particulier. Nous travaillons dans ce sens avec des instituts comme les Critt ou le FCBA (l'Institut technologique forêt cellulose bois-construction ameublement, NDLR). La Cafsa a déjà entamé des travaux de recherche sur la culture du pin», précise-t-il.




Participations dans des scieries

Enfin, le groupe coopératif prévoit de prendre des participations dans des unités de transformation, notamment des scieries. La et Cafsa et Cofogar sont déjà réunies au sein de Xilofrance, unité de fabrication de contreplaqué de peuplier. L'objectif: trouver des débouchés pour les adhérents des coopératives. Cette démarche entreprise dès 1999 par Cofogar, qui compte six filiales dédiées à la transformation, sera intensifiée. «À partir de la fin de cette année, dès que nous commencerons à écouler les bois stockés sous parc, nous pourrons regarder de plus près les occasions qui se présentent», prévient Christophe Bernard.

Cafsa



Président: Henri de Cerval CA 2010: 106M€ 345 salariés 05 40 12 01 00 @email

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