Stéphane Péan n'est pas peu fier du résultat. BZH Network, réseau professionnel breton mondialisé est né il y a trois ans tout juste. «Un ancien collègue m'a transmis une invitation Sur Viadeo (Viaduc a l'époque, ndlr) se souvient le cadre en charge de la veille stratégique chez PSA, au Japon. J'ai découvert un immense réseau social de plusieurs centaines de milliers de personnes». En arrivant au Japon, Stéphane Péan cherche à savoir si d'autres Bretons y travaillent aussi. Il voit dans internet un formidable potentiel de désenclavement et lance le réseau. Aujourd'hui, 3.000 personnes ont rejoint BZH Network depuis Viadeo et 1.800 par Facebook. Au total, 110 personnes sont membres officiels de l'association. Le réseau a gagné ses lettres de noblesse et des "VIP" ont rejoint les troupes comme le P-dg de Thales Japon, le vice président de Veolia Waters, le dga de Total, un manager de Ernst & Young...
«Une autre façon de travailler»
«Une des grandes chances de ce réseau, c'est l'âge de ses membres, explique Stéphane Péan. Il y a beaucoup de trentenaires, habitués des sites sociaux sur Internet. Ils ont une autre façon de travailler, de faire des rencontres professionnelles». Naturellement, les Bretons (Loire-Atlantique comprise) ont tendance à se rassembler. Stéphane Péan ne sait pas trop comment l'expliquer mais il remarque que les initiatives forcées ne fonctionnent pas. «Il y a des tentatives de création de réseau dans d'autres régions mais cela n'a pas forcément marché, remarque-t-il. On ne peut pas forcer les gens à se rencontrer. Pour que des gens se connectent il leur faut un point commun et l'identité bretonne est très fédératrice». Sur ce point, il critique au passage l'initiative du site Viadeo et la création de la communauté "Rennes". «Ils n'incluent pas la Loire Atlantique qui intéresse pourtant les Bretons. Ce sont en effet 15% de nos adhérents. De plus, il n'y a aucune animation du réseau, c'est dommage». Au départ de BZH Network, ce sont surtout les initiatives culturelles qui ont bien fonctionné. Des manifestations mettant en valeur la Bretagne ont eu lieu à Tokyo ou à New York. Le but était surtout de montrer que la Bretagne existe et que le réseau est actif. Au fur et à mesure, les initiatives sont de plus en plus tournées vers l'économie. «Des entreprises nous ont rejoints comme Le Duff, Ubisoft ou Thales, elles ont compris que l'image de la Bretagne était positive et pouvait leur servir, ajoute Stéphane Péan. Nous avons beaucoup de projets dans ce sens».
Il y a un an, le Malouin Stéphane Péan, fondateur du réseau BZH Network, annonçait que des entreprises allaient rejoindre le réseau. Aujourd'hui, c'est chose faite. Le réseau a grandi et s'est étoffé. Retour sur trois ans de vie "commune" sur Internet.