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Buldi cherche à se bâtir un nouvel avenir avec des repreneurs
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Buldi cherche à se bâtir un nouvel avenir avec des repreneurs

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La crise de l’immobilier neuf n’a pas épargné Buldi. La plate-forme vannetaise de configuration de projets de construction a été placée en liquidation judiciaire. Ses fondateurs restent attentifs aux deux offres de reprise qui ont été soumises au tribunal de commerce de Vannes.

Les fondateurs de Buldi se mobilisent pour que l’entreprise puisse rebondir — Photo : Buldi

Buldi a été placé en liquidation judiciaire le 28 août. Créée en 2018 à Vannes, la plate-forme, qui propose aux particuliers de configurer leurs projets immobiliers (en construction ou en extension), fait les frais de la crise de l’immobilier dans le neuf. Son modèle économique est basé sur le paiement d’un abonnement mensuel par les professionnels du bâtiment afin de répondre aux demandes de clients particuliers.

Des impayés, des fermetures d’entreprise du BTP, des réductions de budgets marketing ont eu raison de l’équilibre économique de la jeune pousse. Cette dernière n’a pas pu tendre vers les 1,7 million d’euros de chiffre d’affaires espérés cette année.

Des candidats à la reprise

Ses fondateurs, Nicolas Mahé, Elise Albert et Matthieu Merceron ne baissent pas pour autant les bras. Leur priorité ? Rebondir au plus vite. "Nous restons tous les trois mobilisés pour assurer l’avenir de nos 16 salariés et pour accompagner le projet de reprise du mieux possible afin de permettre une continuité de service à nos clients", résument les trois dirigeants. Actuellement, le tribunal de commerce de Vannes examine deux dossiers de candidats à la reprise. Il s’agit de groupes d’envergure nationale intéressés par le potentiel de Buldi et par des complémentarités de marchés.

En effet, la start-up a de quoi séduire des acteurs du marché. Son carnet ne compte pas moins de 500 clients professionnels qualifiés. Il s’agit de constructeurs, maîtres d’œuvre, contractants généraux et spécialistes de la véranda qui sont référencés par la plate-forme.

Un tour de table en début d’année

L’entreprise est aussi parvenue à réaliser un maillage géographique important. Jusqu’alors, elle rayonnait sur 45 départements français contre 7 à ses débuts.

En fin d’année dernière, Nicolas Mahé assurait que "le marché du neuf connaissait un recul mais que Buldi était toujours sur une dynamique avec une croissance de 30 % de l’activité liée à l’extension. Ceci lui permettant d’être quasi à l’équilibre."

Buldi entendait saisir un nouveau levier : celui du marché de la rénovation. Pour ce faire, elle avait réalisé une levée de fonds de 300 000 euros en début d’année. Ce tour de table avec été initié par la société rennaise Soul Invest, auprès d’investisseurs (investisseurs privés, gestionnaires de patrimoine, family office, salariés…).

Le levier de la rénovation grippé

Cette ouverture du capital devait permettre d’accélérer sur le créneau porteur qu’est la rénovation et aussi de poursuivre le maillage géographique, notamment dans l’Est de la France. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu. "Pour la partie rénovation, il y a eu des incertitudes quant à un calcul fiable des aides publiques. Il s’agit notamment de MaPrimeRénov qui a été modifiée plusieurs fois ces derniers mois et notamment lorsqu’il n’y avait pas de ministre dédié au logement en début d’année", conclut Nicolas Mahé

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