L
a crise financière.
«On commençait tout juste à sortir de la crise de 2008. Même si c'était encore difficile et chaotique, la confiance revenait. On retombe depuis cet été dans une deuxième crise qui présente deux traits communs avec la précédente: c'est une crise financière et une crise de confiance, et notamment sur la solidité des banques. Ces crises financières proviennent de la spéculation et du surendettement avec une conséquence majeure: l'impact direct sur l'économie réelle et la fragilisation des entreprises et des salariés qui entraînent du chômage et une réduction du pouvoir d'achat. On peut aussi relever que les agences de notation n'ont pas fait leur boulot correctement, car ce n'est pas quand il y a le feu qu'il faut mettre des notes d'alerte. Il aurait fallu déclasser dès 2008 les banques super-titrisées. Et c'est le même constat pour les dettes souveraines. Ces agences ne font pas évoluer les notations suffisamment rapidement. On est plongé dans une économie molle pour plusieurs années. On joue avec le déficit budgétaire depuis 1974, alors qu'il aurait fallu une dynamisation de l'offre pour la rendre plus compétitive sur l'ensemble du marché mondial. On découvre depuis 2008 qu'il faut s'occuper de l'industrie, faisons-le tant qu'il en reste encore un peu.»
Les investissements d'avenir.
«C'est une véritable dynamique qui est mise en place au profit de l'enseignement supérieur et de la recherche. Nous avons déjà relevé les bénéfices en Rhône-Alpes avec des financements pour les équipements et les laboratoires d'excellence, un IRT et un Ieed. Il nous reste à créer une société de transfert de technologies régionale et à présenter le dossier Idex en décembre pour Lyon et Grenoble. La formation et la dimension internationale seront mises en avant. Ces investissements d'avenir sont de fabuleux accélérateurs qui poussent à la recherche d'excellence. La région pourra ainsi attirer des talents et les meilleurs chercheurs au niveau mondial.»
Steve Jobs.
«Sa disparition est un des éléments forts de l'année 2011, tant l'homme symbolisait l'innovation. Il a rendu l'informatique pratique et facile. Il a conçu ses produits pour des utilisateurs, alors que les autres ordinateurs sont des produits d'ingénieurs. Il a fait de l'innovation sous toutes ses formes: d'usage, technologique, organisationnelle, marketing, des process industriels. Apple est la preuve qu'une entreprise peut se développer quand elle présente une vraie capacité d'innovation. L'homme, enfin, était un chef d'entreprise fabuleux qui avait une vision stratégique, qui a su échouer, se relancer et ne jamais renoncer.»
Le président du conseil économique social et environnemental régional (Ceser) Rhône-Alpes, Bruno Lacroix, aussi dirigeant d'Aldès, évoque l'année 2011.