Une fois de plus, ce sont les services marchands qui devraient tirer l’économie bretonne vers le haut en 2013. Selon l’enquête annuelle de la direction régionale de la Banque de France, ceux-ci « verraient de nouveau leur activité s’accroître (+2,8% de CA) mais de manière plus modérée qu’en 2012 (+3,6%). Les effectifs seraient maintenus à leur niveau actuel et les investissements revus en légère hausse », indique ainsi la Banque de France.
Industrie.
Du côté de l’industrie - faut-il y voir une sortie de crise ? - l’enquête évoque
« un petit rebond de son chiffre d’affaires (+2,6%), lequel s’accompagnerait d’un effort en matière de dépenses d’investissement (+18,8%). » Pas question pour autant d’imaginer un renversement de la situation sur le front de l’emploi. « Cette reprise d’activité serait encore trop timide pour inverser la tendance de fond négative en matière d’emplois. » Les prévisions en la matière s’établissent ainsi à -1,3%, comme l’an passé. En 2012, l’industrie bretonne a connu un repli de son chiffre d’affaires de l’ordre de 0,5% et, plus grave, une baisse des dépenses d’investissements de 13,9%. La situation du constructeur automobile PSA à Rennes, et celle de ses sous-traitants, explique en partie ces chiffres.
BTP.
Autre pilier important de l’économie bretonne, le bâtiment et les travaux publics, après une année 2012 moins mauvaise que prévue (+1,4% de CA), prévoient un recul de leur activité (-1,9%). Et anticipent une chute spectaculaire de leurs dépenses d’investissements (-24,6%). Conséquence, après une baisse d’1,1% en 2012, l’emploi dans le secteur devrait encore une fois connaître des difficultés en 2013 (-1,4%).
> Photo : Usine PSA Rennes. François Destoc / Le Télégramme