La réponse, ce vendredi 8 juin, de Jean-Charles Doux à Arnaud Montebourg dans Challenge :
A la question "Que répondez-vous à Arnaud Montebourg qui vous accuse de privilégier vos intérêts personnels avant ceux des salariés ?", Jean-Charles Doux répond dans Challenge "Il faut nous laisser travailler. Nous devons trouver des solutions rapides permettant de redonner un rythme de croisière à notre entreprise et démontrant à nos clients que nous sommes capables de les livrer(...) Mon père Charles Doux a toujours privilégié les salariés. Nous sommes guidés par la volonté de redresser la situation alors que l’on nous a proposé un démantèlement et la cession de nos activités les plus rentables. Or il n’y a pas de pérennité pour ce groupe sans un maintien de nos activités : grand export, frais et traiteur."
Arnaud Montebourg le 7 juin : retour à l'envoyeur...
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif répondait, le matin, dans l'Usine Nouvelle, à Charles Doux accusé d'avoir privilégié son sort personnel en déposant le bilan de sa société. Arnaud Montebourg affirmait que dans le projet de restructuration proposé par Bercy, "il y avait un accord sur l’ensemble de la poursuite de l’activité de l’entreprise, et sur le maintien de son volume d'activité et d'emploi". Le ministre s'interrogeait sur l'option retenue par Charles Doux : "quelle garantie a-t-il sur l’emploi quand il dépose le bilan contre notre volonté et qu’il place les créanciers en situation de perte et les salariés en situation d’inquiétude ? Quelles sont les garanties ? Aucune", affirmait le ministre.
Charles Doux le 6 juin : "J’aspire à un peu de tranquillité"
Le 6 juin, Charles Doux s'expliquait dans la presse et répondait aux critiques, notamment dans le quotidien breton Le Télégramme. A la question de savoir s'il voulait à tout prix garder les commandes de son entreprise, le Breton répondait qu'il n'en était rien : "J’aspire à un peu de tranquillité. Si je suis revenu à la tête du groupe avec mon fils Jean- Charles, ce n’est pas pour le plaisir mais par nécessité". "En contrepartie de son apport, Barclays s’appropriait notre société. Mais elle n’apportait aucune garantie sur le maintien des emplois et des relations avec nos éleveurs. L’absence d’un démantèlement n’était également pas assurée", affirmait-il aussi.