Bord à Bord intègre un nouveau bâtiment à Carantec pour prolonger sa forte croissance
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Bord à Bord intègre un nouveau bâtiment à Carantec pour prolonger sa forte croissance

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Bord à Bord, qui conçoit et fabrique des bateaux en aluminium va intégrer un bâtiment de 600 m² à Carantec (Finistère) et possède une option pour la construction d’un autre de 2 000 m² à Plestin-les-Grèves (Côtes-d’Armor). Son chiffre d’affaires a été multiplié par 5 depuis 2020, grâce à l’intégration de ses différents métiers et d’une diversification vers les bateaux électriques et les drones.

Loïc Cheynet dirige le concepteur et fabricant costarmoricain de bateaux en aluminium Bord à Bord, en forte croissance — Photo : Matthieu Leman

Le concepteur et fabricant costarmoricain de bateaux en aluminium Bord à Bord (37 salariés, 4,3 M€ de CA en 2024 – 2025) n’en finit plus de pousser les murs. "Ces deux dernières années, nous avons ajouté 900 m² d'atelier, qui sont venus s’ajouter aux 1 400 m² que nous comptions", précise Loïc Cheynet, président de la SAS installée à Plestin-les-Grèves.

Le dernier de ces développements se trouve dans une partie des bâtiments de l’ancien chantier naval Sibiril, à Carantec (Finistère), acquis à la suite d’un appel à projets lancé par Morlaix Communauté. L’entrée dans les locaux devrait se faire au mois de mai ou à l’été 2026. Le chantier naval finistérien Amarès, racheté par Bord à Bord en 2023 et qui fabrique des coques en aluminium pour bateaux professionnels, va y déménager, quittant son emplacement actuel de 200 m² à Guimaëc.

Un bâtiment au bord de l’eau

"À Carantec, il s’agit d’un bâtiment au bord de l’eau de 600 m², raconte le dirigeant. Nous allons y fabriquer des coques et envisageons d’y réaliser également des travaux d’électromécanique, voire de la réparation de bateaux en aluminium : c’est une possibilité de croissance pour nous. À terme, il n’est pas exclu que nous y fabriquions des bateaux entiers."

Un nouveau bâtiment pour la construction de drones

Et ce n’est peut-être pas fini puisque l’entrepreneur a réservé un terrain de 8 000 m² sur la zone d’activité de Plestin-les-Grèves, pour y construire un bâtiment de 2 000 m². Il accueillerait, si la croissance est au rendez-vous, la construction de drones marins, destinés aux marchés scientifique et de la surveillance, sous la marque Navibot.

"Le premier, destiné à l’université de Brest, sera livré à l’automne 2026, annonce Loïc Cheynet. Ces drones, que nous développons avec notre partenaire Cavok (basé dans la Marne), et bateaux autonomes représentent l’avenir et permettent la production en plus grande série alors que nous customisons beaucoup nos bateaux sur nos autres marchés."

Une nouvelle activité d’aménagement de bateaux habitables

Bord à Bord avait déjà augmenté la surface de production de ses bateaux en aluminium et drones marins en rachetant dans sa zone d’activité, à l’été 2024, un bâtiment de 400 m² destiné à réaliser l’électromécanique des bateaux professionnels. Une extension de 300 m² au bâtiment principal a également été construite début 2025 pour l’aménagement des bateaux habitables. L’entreprise costarmoricaine peut construire des modèles jusqu’à 24 mètres.

Toutes ces augmentations de surface témoignent de la croissance de Bord à Bord, qui a multiplié son chiffre d’affaires par cinq entre 2020 et 2025, avec des résultats qui ont suivi la même évolution. Les effectifs sont d’ailleurs passés de 6 à 37 collaborateurs dans le même temps.

Une stratégie en trois points

Un développement important que Loïc Cheynet explique d’abord par une stratégie en trois points que l’entrepreneur a déclinée depuis sa reprise de Bord à Bord en 2020. "Le premier est de développer des modèles de bateaux professionnels adaptés aux métiers de nos clients, commence le Costarmoricain. Le deuxième a été d’intégrer les différents métiers de la construction navale comme l’architecture navale, l’agencement intérieur, la chaudronnerie aluminium et l’électromécanique, alors qu’il y a cinq ans, nous ne faisions que l’aluminium. Cette intégration rassure les clients."

Elle a notamment été permise par l’acquisition, en 2021, du bureau d’études d’architecture navale toulousain Œuvres Vives, qui compte cinq personnes, de l’atelier costarmoricain d’aménagement intérieur de bateau DRB Armor (2022, intégré dans Bord à Bord) et du chantier naval Amarès.

Le concepteur et fabricant costarmoricain de bateaux en aluminium Bord à Bord s’est récemment lancé dans l’aménagement intérieur des bateaux habitables qu’il construit — Photo : Matthieu Leman

L’export représente 50 % de l’activité

Le troisième point de la stratégie portée par Loïc Cheynet réside dans le développement de l’export, qui représente déjà 50 % pour l’exercice en cours clôt en juillet 2026, qui devrait dépasser au total les 5 millions d’euros. Pour encore augmenter cette part de l’international, la PME répond à des appels d’offres, participe à des salons comme ceux de Boston et Hambourg en 2026 et utilise les assurances prospection de la BPI.

Enfin, la croissance de Bord à Bord, qui réalise 70 % de son activité dans les bateaux professionnels et 30 % avec les voiliers commercialisés sous la marque Ogham yachts, s’explique aussi par sa diversification dans les bateaux électriques, à la suite du rachat en décembre 2024 de la gamme dédiée de la société morbihannaise Naviwatt.

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