Biobanques : Faire de Saint-Étienne une référence
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Biobanques : Faire de Saint-Étienne une référence

Santé Le projet Biobanques du CHU de Saint-Étienne vient de recevoir l'appui de l'État dans le cadre du programme «investissements d'avenir».

En 2014, un nouveau centre de recueil et de stockage d'échantillons biologiques verra le jour au CHU de Saint-Étienne. Il prendra place au sein même du pôle santé de la faculté de médecine de l'université Jean Monnet avec 120m² dédiés. Baptisé Biobanques, cet outil devrait permettre à l'agglomération stéphanoise de se mettre en bonne place sur l'échiquier des 66 CRB (Centre de ressources biologiques) de l'hexagone, pilotés par l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale).




Une référence dans la vaccinologie en France

Désigné centre référent en vaccinologie par le réseau Reivac (Réseau d'Investigation Clinique en Vaccinologie), ce projet sera coordonné localement par le professeur Christian Genin, responsable du pôle immunologie du CHU de Saint-Étienne. «Avec cet appel à projet, Saint-Étienne peut nourrir l'ambition d'être leader sur des créneaux, des niches, explique le professeur Genin. La vaccinologie est l'une de ces niches.» Aujourd'hui, le plateau de biologie du CHU de Saint-Étienne héberge déjà un CRB, une «tumorothèque», dirigé par le professeur Péoc, possédant près de 25.000 échantillons de tumeurs stockés et structurés au sein d'unebase de données informatisée. Le projet Biobanques ne se cantonnera pas à la simple collection de tumeurs. «Nous souhaitons élargir ce CRB à d'autrespathologies en lien avec le CIC (Centre d'investigation clinique) dirigé par le docteur Tardy, une structure qui a pour rôle de coordonner la mise en place de protocoles clinique, assure le professeur Genin.Le CRB stéphanois sera la seule biobanque de vaccinologiede France, une référence.» Accompagnée d'un centre d'investigation clinique, Biobanques devrait devenir une partie intégrante du futur IRT (Institut de recherche technologique) en infectiologie de Lyon, si ce dernier est retenu dans le cadre du grand emprunt, en juillet.




Un intérêt pour les industriels

Outre l'enjeu majeur pour la recherche fondamentale, cette nouvelle bibliothèque de données médicales devrait intéresser nombre d'entreprises et laboratoires privés. «Des industriels sont susceptibles d'être intéressés, assure Christian Genin. Tout d'abord parce qu'ils n'ont pas forcément de lieu de stockages de prélèvements. Ensuite, ils n'ont pas toujours accès aux échantillons aussi facilement que les hôpitaux. Cela induit également des revenus pour le CHU qui en a bien besoin. La fourniture de ces données peut en effet être facturée comme un service.» D'un coût global de 800.000 €, ce projet sera doté à hauteur de 370.000 € par le grand emprunt. Saint-Étienne Métropole et le Conseil Général de la Loire devraient apporter chacun 150.000 € et l'Europe 70.000 €. Ces investissements permettront d'équiper le centre avec des cuves à azote liquide assurant la conservation des échantillons à -160ºC. Des congélateurs à -80ºC et à -30ºC sont également prévus. Aujourd'hui, le CRB dirigé parle professeur Péoc emploieun technicien à temps partiel. Le nouveau projet devrait à terme mobiliser un technicien supplémentaire et un ingénieur.

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