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Berthiez est la nouvelle plateforme française de Starrag
Saint-Étienne # Mécanique

Berthiez est la nouvelle plateforme française de Starrag

Connue pour ses tours verticaux, la PME devient la plateforme française du groupe suisse Starrag, son actionnaire depuis 2011.

Elle a compté jusqu'à 900 salariés, ses machines d'usinage ont voyagé à travers le monde entier. Mais avec la concurrence internationale, les plans sociaux ont décimé l'un des fleurons stéphanois du siècle dernier. Le groupe, devenu PME, a néanmoins su rebondir en se repositionnant depuis 20 ans sur des machines haut de gamme et complexes, permettant notamment l'usinage du titane et de l'inconel (alliage de métaux). Ses marchés : l'énergie, l'aéronautique, le spatial... Les réacteurs de toute la gamme des airbus, le moteur du Rafale ou du Mirage 2000 par exemple, sont usinés sur les tours Berthiez.

Base française du groupe

« Berthiez compte aujourd'hui une cinquantaine de salariés et notre chiffre d'affaires est en progression (10 millions d'euros en 2015 ; 14 millions d'euros attendus sur 2016 dont 85 millions d'euros % réalisés à l'export). Je ne peux pas donner de chiffres mais le site est rentable et en excellente santé », sourit Jean-Luc Baechlé, directeur de Berthiez. À tel point que son actionnaire depuis 2011, le groupe suisse Starrag (1.600 salariés ; CA 2015 : 364 millions de francs suisses ; RN 2015 : 9,5 millions d'euros en baisse de 35 %) a décidé d'en faire sa plateforme française. « Avec des recrutements en commerciaux et en SAV, nous allons être capables de vendre aussi bien du Berthiez que d'autres marques du groupe

Atteindre les 20 millions d'euros de CA

En parallèle de cette extension de son champs de compétences, Berthiez s'attend à une accélération de son activité. Elle vise, dans les cinq ans, un chiffre d'affaires de l'ordre de 20 millions d'euros grâce à un déploiement renforcé à l'international, notamment en Chine et aux États-Unis, soutenu par la force de frappe de son actionnaire. Avec des machines pesant plus de 40 tonnes et constituées de plusieurs milliers de pièces fabriquées par des sous-traitants locaux ou dans les usines du groupe Starrag, et assemblées dans ses ateliers, la PME stéphanoise va devoir trouver des profils adaptés à ses besoins et des mètres carrés supplémentaires pour suivre cette ascension programmée. « Il est extrêmement difficile de recruter sur nos métiers car ils ne sont plus enseignés à l'école. Nous nous débrouillons en formant des apprentis, avec des intérimaires et des sous-traitants travaillant dans nos murs. Mais le recrutement se fait au compte-goutte », regrette le directeur de Berthiez. Côté espace, la PME s'est engagée depuis un an, dans une démarche Lean. Processus qui devrait trouver son aboutissement dans les mois à venir, avec une réorganisation de l'atelier et la libération de surfaces disponibles.

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