À l'appel de la Capeb les artisans du bâtiment ont manifesté le 18 janvier dernier devant les grilles de la préfecture de région à Rouen (photo) ainsi que devant la préfecture de l'Eure pour faire passer un message : « nous demandons l'application de la TVA à 5 % pour les activités de rénovation des logements, l'exclusion du bâtiment du régime de l'auto-entrepreneur, le renforcement des contrôles sur les chantiers le week-end, la confirmation du plan logement et son activation rapide, ainsi qu'un poste de représentant des TPE au sein de la future banque publique d'investissement », détaille le secrétaire général de la Capeb Haute-Normandie. Un cahier de doléances chargé qui reflète le mal-être d'une profession qui ne veut pas être la grande oubliée des mesures gouvernementales de relance de l'économie. « Les aides à la compétitivité ? Nous en sommes exclus. La BPI, même chose... », plaide Pascal Dufour qui rappelle combien la crise a durement touché les artisans en 2012 : « nous avons enregistré une baisse d'activité globale de 1 % avec un quatrième trimestre particulièrement dégradé ». Des carnets de commandes en berne sur lesquels est venue se greffer en fin d'année « la croissance exponentielle de la contribution foncière des entreprises » qui est passée de 2.000€ à près de 6.000€ à Evreux, notamment. Problème, pour 2013 la situation ne paraît guère plus engageante puisque la Capeb anticipe une baisse de -3 % de l'activité en moyenne.
G.D.
- Le débat