B3I : Le tramway pour remonter la pente
# Industrie

B3I : Le tramway pour remonter la pente

B3I à Brest surmonte la crise grâce aux travaux de transports publics en site propre, à Brest et à Saint-Brieuc. Le bureau d'études en voirie et réseaux divers travaillait pour Céléos, avant la déconfiture du promoteur immobilier.

Dans son bureau, au numéro105 de la rue de Siam, Yves Philippe, est loin de pester contre les premiers coups de pioche du chantier du tram. Le grand projet brestois lui a enlevé une sérieuse épine du pied. Spécialisé en VRD (voirie réseaux divers), ce bureau d'études brestois se développait «de façon correcte et positive» jusqu'à la claque de septembre2008. «Du jour au lendemain, les promoteurs ont arrêté tous leurs projets...», se souvient le gérant majoritaire de cette société de vingt salariés. À cette période, l'entreprise a perdu des heures à travailler sur des projets qui n'ont pas vu le jour. En effet, B3I intervient très en amont, après la détection de terrains par le promoteur, pour les études de faisabilité et de dépôt des permis de construire. Or, avec le durcissement des conditions d'accès aux crédits, l'entreprise a eu toutes les peines du monde à se faire payer. Le pire a été l'épisode Céléos. Entre Nantes et Saint-Brieuc, les deux antennes de B3I, cinq à six personnes oeuvraient pour le promoteur immobilier. La liquidation de ce dernier a laissé une ardoise de 250.000 €. «Heureusement, la structure était très solide en capitaux propres. Le compte de résultats est proche de l'équilibre», certifie Yves Philippe. «À part un licenciement économique, j'ai reventilé les équipes sur le tram de Brest», explique le jeune dirigeant.




La carte locale

En 2008, B3I avait intégré le groupement de maîtrise d'oeuvre générale du tramway au côté de Systra, pour travailler sur l'ingénierie des infrastructures et l'aménagement autour du futur tramway. Grâce à ce repositionnement, B3I maintient son chiffre d'affaires (1,8M€). Et remporte en juillet2009, l'appel d'offres d'aménagement du bus en site propre de Saint-Brieuc, avec quasiment le même groupement qu'à Brest (Systra, l'architecte Richet, l'Atelier de l'île). Safege, un national ayant une implantation briochine, fait partie du groupement. «On a joué la carte très locale et ça a marché. On n'était pas les moins disants en prix mais on était les mieux disants en réponse.» Ces contrats apportent de l'activité pour trois années.

# Industrie