Lorient
Avel Robotics se diversifie dans l’aéronautique et l’aérospatial
Lorient # Industrie # Investissement industriel

Avel Robotics se diversifie dans l’aéronautique et l’aérospatial

S'abonner

La PME spécialisée dans la conception et la fabrication de pièces composites a investi 900 000 euros dans un second site de production à Lorient et dans un nouveau robot qui lui permettront de renforcer son activité aéronautique et aérospatiale.

Luc Talbourdet, PDG d’Avel Robotics, dévoile les nouvelles perspectives de l’entreprise — Photo : Gaelle Lucas

Avel Robotics veut élargir son horizon et y met les moyens. La PME basée à Lorient, spécialiste des pièces composites de haute performance, conçoit et fabrique, notamment, des foils pour les bateaux de course au large mais aussi dans le transport maritime. Traditionnellement tournée vers la course au large, elle compte désormais imprimer sa marque dans le ciel, en mettant ses compétences dans le composite au service des secteurs de l’aéronautique et l’aérospatial.

Des investissements de près d’un million d’euros

Fondée il y a huit ans, Avel Robotics veut notamment se placer sur le marché des petits engins spatiaux tels que mis au goût du jour "par Amazon et Elon Musk (pour SpaceX, NDLR)", affirme Luc Talbourdet, président d’Avel Robotics. Il y a, d’après lui, un vrai marché en émergence : " L’Europe se repositionne sur les petits lanceurs ", souligne Luc Talbourdet.

C’est dans cette optique que la PME de 35 employés, rentable depuis 2022, a mené une série d’investissements entre la fin 2024 et la fin 2025. Les 900 000 euros déboursés ont été financés par fonds propres, emprunt bancaire et une aide issue des programmes Territoires d’industrie et France 2030.

6 millions d’euros de chiffre d’affaires visé

L’entreprise a ainsi pu se doter d’un nouveau robot, son troisième : il s’agit d’une machine de drapage à deux têtes, combinant enroulement filamentaire et drapage automatisé. Acquis à l’automne 2025, le robot doit entrer en service au premier semestre 2026 et permettre à Avel Robotics de générer un million d’euros de chiffre d’affaires dans le secteur aéronautique dès 2026. À terme, "avec ce robot, nous augmenterons la production de 1,5 million d’euros", calcule Luc Talbourdet, qui vise un chiffre d’affaires global, tous secteurs confondus, de 6 millions d’euros "d’ici deux ou trois ans", contre 4 millions d’euros en 2023.

De nouveaux locaux

L’entreprise a en outre pu faire l’acquisition, auprès de la Ville de Lorient, d’un second site de production, un bâtiment de quatre alvéoles sur un terrain de 3300 m². De quoi "pouvoir continuer à croître", se réjouit Luc Talbourdet, qui annonce que l’entreprise, qui a déjà investi deux alvéoles, va "aménager les autres cellules dans les cinq ans, de façon à accueillir de nouvelles capacités de production".

Avec le nouveau robot et les locaux refaits à neuf pour 80 000 euros, "nous disposons de conditions de production dignes de l’aéronautique", a déclaré le patron d’Avel Robotics. Indispensable, alors qu’Avel Robotics espère que ce nouveau secteur représente 40 % de son chiffre d’affaires d’ici à 2030. L’objectif est en bonne voie, si l’on en croit le dirigeant : un contrat dans un "gros programme" a récemment été signé entre Avel Robotics et le groupe toulousain Aura Aéro, qui travaille à la construction d’un avion électrique. La PME lorientaise est chargée de la fabrication des ailes de l’engin. "Pour l’instant, nous en sommes au prototype", précise Luc Talbourdet. La mise sur le marché du nouvel avion est attendue avant 2030.

Lorient # Industrie # Aéronautique et spatial # Investissement industriel # PME