La start-up lilloise Diag n’Grow (10 collaborateurs, 100 000 euros de CA) s’apprête à ajouter une nouvelle brique à sa solution logicielle de valorisation des actifs immatériels des entreprises. Dans les prochains mois, cette dernière sera capable de prédire la probabilité de délivrance des brevets déposés par les entreprises. "Sur le sol européen, il faut attendre en moyenne huit ans pour savoir si une demande de dépôt de brevet est acceptée ou non. Pendant tout ce temps, on ne peut pas concrètement lui donner une valeur", résume Pierre Galerneau, cofondateur de Diag n’Grow avec Laurence Joly en 2021. Via l’IA, la start-up permet aussi de mesurer comment évolue dans le temps la valeur des brevets déposés. Les brevets concentrent d’ailleurs actuellement la plus grosse part de son chiffre d’affaires, qui pourrait tripler l’an prochain.
Optimiser le temps des collaborateurs
À l’avenir, Diag n’Grow promet d’aller encore plus loin dans l’audit technique de l’actif, quel qu’il soit, en se penchant sur des indicateurs délicats, voire impossibles à traiter manuellement. Un des bienfaits de l’IA qui a toujours fait partie intégrante de son business model. Pour ses fondateurs, il était primordial d’automatiser le processus d’audit pour réserver le temps homme à l’interprétation. Et ce, pour permettre un gain de temps considérable, réduire les coûts et séduire PME et ETI avec un ticket d’entrée plus accessible. "En 2020, un audit des actifs d’une entreprise prenait quarante jours. Aujourd’hui, une analyse complète nous en prend une quinzaine. Jusqu’alors, tout le monde pensait que c’était impossible", souligne le dirigeant.