Le cabinet d’expertise comptable rennais Geirec, qui réunit 18 associés et 365 collaborateurs au total à Rennes, Nantes Lorient, et Concarneau (30 M€ de CA), a anticipé la nouvelle réglementation sur la facturation électronique pour ses clients. Cette évolution majeure transforme profondément le métier et ouvre de nouvelles perspectives d’accompagnement des chefs d’entreprise.
"Désormais, nous allons recevoir les données en continu au même titre que l’administration fiscale, explique Gwenaëlle Djara-Hugain, expert-comptable et commissaire aux comptes, directrice de mission associée du groupe Geirec. Concrètement, toutes les données chiffrées - flux bancaires, achats, ventes - sont intégrées dans l’outil comptable du client. Cela permet une mise à jour instantanée de la comptabilité. Nous allons vers une comptabilité proactive et stratégique au service du chef d’entreprise."
Les tendances de résultats au quotidien
"Nous allons voir immédiatement la tendance des résultats, pouvoir alerter le chef d’entreprise sur une déviance ou une marge qui se dégrade", poursuit l’expert-comptable. Les bonnes mesures pourront ainsi être prises plus vite pour une meilleure gestion. "Nous allons apporter un conseil plus poussé aux clients grâce à cette source très volumineuse de données que nous savons traiter", ajoute-t-elle.
Mais pour cela, les entreprises doivent aussi s’adapter, en s’équipant d’un logiciel conforme à la facturation électronique, qui permette de transmettre et de recevoir ses factures. Certaines entreprises ont des logiciels métiers ou des CRM "qui devront s’adapter ou recourir à des interfaces". Pour les TPE qui réalisent peu de facturations, il existe des logiciels adaptés. Cela peut aller, selon les cas, de la gratuité à un investissement de plus de 3 000 euros.
Plus d’efficacité dans l’administratif
Geirec accompagne ainsi les clients dans le choix du logiciel de facturation et dans le choix de la PDP (Plateforme de Dématérialisation Partenaires), puisque toute entreprise doit choisir un intermédiaire avant le 30 septembre 2026. Les petites entreprises vont, à terme, gagner du temps sur les tâches administratives. Ce temps libéré pourra être réinvesti dans leur cœur de métier : vendre leurs produits ou leurs prestations.