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Avec Alpha, Sophia Antipolis renforce la fertilisation croisée qui fait son succès
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Avec Alpha, Sophia Antipolis renforce la fertilisation croisée qui fait son succès

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La première pierre du pôle Alpha Sophia Antipolis vient d'être posée. Les lieux accueilleront notamment une école d'ingénieurs, des incubateurs, une pépinière et un hôtel d'entreprises. Un nouvel exemple de la fertilisation croisée qui fait depuis 55 ans la renommée et le succès de la technopole azuréenne, numéro un en Europe.

Le futur pôle d'innovation Alpha Sophia Antipolis s'étendra sur 8 500 m2 à l'entrée de la technopole — Photo : SYMISA

Pour l’heure, le chantier est dans les temps, et même un peu en avance. Le pôle Alpha Sophia Antipolis devrait sortir de terre fin 2025. "Alpha est l’étoile qui brille le plus, c’est aussi le commencement de l’alphabet grec", explique Jean Leonetti après avoir annoncé le nom de ce bâtiment jusqu’alors appelé "pôle innovation".

"C’est un bâtiment emblématique qui nous oblige à être Alpha, précise le président de la CASA, la communauté d’agglomération Sophia Antipolis. C’est-à-dire être à la fois les premiers, les initiateurs et ceux qui essaient, au-delà de notre territoire, de faire briller l’excellence française."

Le pôle Alpha doit être livré fin 2025 — Photo : SYMISA

8 500 m2 pour un savant mélange

Un lieu vitrine donc que ce bâtiment qui accueillera, sur 8 500 m2, des élèves de l’école d’ingénieurs Eurecom, située juste à côté, mais aussi 4 incubateurs (TechForward, l’incubateur Provence Côte d’Azur, les DéCCIdeuses et Skema Ventures), un cluster de structures de soutien aux entreprises, l’ensemble des acteurs de l’accompagnement à l’innovation (CCI NCA, Fondation Sophia Antipolis, Telecom Valley, Sophia Club Entreprises…), une pépinière et un hôtel d’entreprises dédiés aux start-up technologiques innovantes, des espaces de soft-landing pour faciliter les implantations internationales…

Le chantier du pôle Alpha a démarré par l'installation de 32 sondes géothermiques qui, couplées à du photovoltaïque, assureront les besoins en énergie du bâtiment — Photo : Olivia Oreggia

Un projet de 38 millions d’euros

Le projet devrait coûter 38 millions d’euros. Le Symisa, syndicat mixte Sophia Antipolis, qui a pour mission la maîtrise foncière, l’équipement, la commercialisation et l’entretien du parc, met au pot 17 millions d’euros de ses fonds propres. La Région Sud abonde à hauteur de 12,5 millions d’euros et l’État de 7,5 millions d’euros, dans le cadre du plan de relance. Eurecom achète 1 200 m2 pour près de 5 millions d’euros.

La première pierre du pôle Alpha a été posée par Jean Leonetti, président de la CASA et du Symisa, Hugues Moutouh, préfet des Alpes-Maritimes et Renaud Muselier, président de la Région Sud — Photo : Pierre-Emmanuel TRIGO

Le Département des Alpes-Maritimes a quant à lui cédé le terrain, en échange de l’emménagement de la Maison de l’IA qui devrait devenir au passage la Cité du Numérique et de l’Intelligence Artificielle.

1 700 emplois créés dans la technopole en 2023

Un vaste mélange qui se veut fécond. Ce que l’on appelle ici la "fertilisation croisée", concept sur lequel Pierre Lafitte a créé Sophia Antipolis il y a 55 ans et qui fait toujours son succès. "En 2009, au moment du projet Borloo de redéfinition de la technopole, celle-ci comptait 29 000 salariés, se souvient Jean Léonetti. Aujourd’hui, il y en a 44 000. Un millier d’emplois est créé chaque année et même 1 700 en 2023, année particulièrement prolifique. Cela représente un défi pour nous tous, pour nos écoles, pour les transports, l’habitat, la qualité de vie que l’on doit continuer à projeter. Ce challenge nous honore et nous oblige à la fois."

Jean Leonetti est le président du Symisa, le Syndicat mixte Sophia Antipolis, et de la CASA, la Communauté d'agglomération Sophia Antipolis. Alexandre Follot ets le directeur général du Symisa — Photo : Olivia Oreggia

Un poids économique aussi fort que le tourisme

"Tous les ans depuis sa création, y compris en 2020 avec le Covid, Sophia Antipolis voit ses emplois croître, précise Alexandre Follot, directeur du Symisa. Parce qu’il y a cette fertilisation croisée qui fait que tout le monde travaille ensemble : laboratoires, grandes entreprises, PME, écoles, tout le secteur d’accompagnement…"

Une recette qui perdure et regroupe sur 2 400 hectares, 5 000 chercheurs, 6 000 étudiants et quelque 2 500 entreprises, pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 6 milliards d’euros. "C’est autant que le tourisme sur l’ensemble de la Côte d’Azur", aime à rappeler Alexandre Follot.

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