À Toulon, l’élargissement de l’A57
Trois ans après le début des travaux d’élargissement de l’A57, les Toulonnais devraient entrevoir le bout du tunnel en 2025. Le gros des travaux doit s’achever début 2025 et la mise en service est prévue pour le premier semestre de la même année. Ce chantier a été réalisé par un groupement 100 % NGE et a mobilisé six filiales du groupe, implanté dans les Bouches-du-Rhône. Il s’agissait d’élargir à 2x3 voies une portion de 7 km, de reconfigurer 5 échangeurs et d’aménager une voie réservée aux transports en commun. L’investissement s’élève à 300 millions d’euros, entièrement financé par Vinci Autoroutes et s’inscrit, selon le concessionnaire, "dans une démarche globale de recomposition urbaine de la métropole toulonnaise."
Naval Group s’agrandit à Ollioules…
Au Technopôle de la mer, situé à Ollioules, à l’ouest de Toulon, le site de Naval Group, spécialisé dans la conception, le développement et l’intégration de systèmes de mission sur tout type de navire, a lancé son agrandissement. En plus des 30 000 m² de bureaux inaugurés en 2016, trois nouveaux bâtiments sur 6 800 m² de plancher, doivent être livrés en fin d’année 2025. Ce projet, porté en co-promotion par Cogedim et Icade, doit permettre d’accueillir les personnels du groupe jusqu’alors basés à Bagneux (Hauts-de-Seine) et d’offrir de l’espace aux collaborateurs toujours plus nombreux. Ils étaient 1 000 à l’ouverture du site en 2016, ils sont 1 700 aujourd’hui, ils seront 2 000 à la fin de l’année 2025.
… Et dévoile son projet, à La Londe-les-Maures en 2027
Dévoilé en juillet 2022, le projet de Naval Group de créer un centre d’excellence autour des drones sous-marins, à La Londe-les-Maures, a franchi une nouvelle étape en avril 2023. Le groupe, qui emploie déjà 4 000 personnes dans le Var, a choisi le cabinet d’architecture Patriarche (+ de 750 collaborateurs) pour réaliser ce nouvel établissement, qui accueillera plus de 550 collaborateurs et occupera une superficie de 17 000 m². " Il abritera un centre de R & D, un bureau d’ingénierie, un espace dédié au prototypage et à l’intégration des drones et armes sous-marines et, enfin, un centre d’essai avec accès direct à la mer grâce à un ponton long de 130 mètres. Une fois le permis de construire déposé, début 2025, l’ancienne usine de torpilles sera détruite pour laisser place aux travaux dès 2026. Ce bâtiment devrait être mis en service d’ici la fin 2027.
9 milliards pour renforcer le port militaire de Toulon
Dans le cadre de la loi de programmation militaire 2024-2030, près de 9 milliards d’euros seront investis sur sept ans pour renforcer l’avenir du port militaire de Toulon, le plus grand d'Europe. En plus du porte-avions nouvelle génération, attendu à Toulon en 2038, le port militaire abritera quatre sous-marins nucléaires d’attaque de type Suffren, entre 2024 et 2029, une nouvelle frégate de défense et d’intervention, en 2028, deux patrouilleurs hauturiers en 2029 et 2030, un bâtiment de ravitaillement de force en 2025, un bâtiment de guerre des mines en 2030 et un bâtiment base de plongeurs démineurs en 2028. Cela nécessite des infrastructures adaptées, pour lesquelles 2,5 milliards d’euros (sur les 9 milliards d’euros) sont prévus. Et 6,5 milliards d’euros seront consacrés aux équipements capacitaires. À l’échelle du Var, premier département militaire de France, une enveloppe de 2,637 milliards d’euros supplémentaires sera investie dans les infrastructures militaires.
La renaissance touristique de l’île de Bendor
Sur l’île de Bendor, située en face de Bandol, dans le Var, la Société Paul Ricard a entrepris d’importants travaux de modernisation, pour une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux de l’île de 7 hectares et son accès au public. L’exploitation de l’île sera confiée à Zannier Hôtel dès le printemps 2026 et le groupement piloté par Bouygues Bâtiment Sud-Est a été choisi pour réaliser les travaux. Ce projet mobilise plus de 140 collaborateurs sur le chantier et l’équipe a compté 170 personnes à la mi-2024 et pourra compter jusqu’à 250 en 2025. L’investissement, qui s’élève à 72 millions d’euros, est financé par la Société Paul Ricard qui restera l’unique propriétaire de l’île. Il est conçu par l’agence Hardel Le Bihan Architectes et Zannier Hôtel, occupe une surface totale de 28 000 m² et comprend 25 bâtiments à réhabiliter, à construire ou à rénover.
700 millions d’euros investis à Nice pour Haliotis 2, plus grand projet de traitement des eaux usées en France
Non loin de l’aéroport, la Métropole Nice Côte d’Azur et Suez ont lancé la modernisation et l’agrandissement de la station d’épuration Haliotis, le plus grand projet du genre en France et l’un des plus grands en Europe. Représentant un marché de 700 millions d’euros, Haliotis 2 traitera les eaux usées de 26 communes, l’équivalent de 680 000 habitants, et combinera réduction de 90 % des microplastiques, réutilisation des eaux usées traitées et production d’énergie verte (biométhane, énergie solaire…). Sa mise en service, progressive, est prévue pour s’étaler jusqu’en 2030. Razel-Bec, Fayat Énergie Services et Sefi-Intrafor font partie du groupement qui construira Haliotis 2.
Virbac installera une nouvelle plateforme logistique à Carros
Le spécialiste de la santé animale Virbac (5 500 collaborateurs dans le monde - CA 2023 : 1,25 Md€) étend son implantation à Carros, près de ses usines et de son siège social. Le groupe y a acheté un terrain afin d’y regrouper ses magasins et bâtir un grand centre de logistique et de distribution. Ce chantier est évalué à “plusieurs dizaines de millions d’euros” selon la direction de Virbac. Le site devrait être opérationnel d’ici 2026.
Avec le pôle Alpha, Sophia Antipolis renforce la fertilisation croisée qui fait son succès
Le pôle Alpha Sophia Antipolis, prévu pour être livré fin 2025, sera le nouveau bâtiment emblématique de la technopole numéro un en Europe. Il accueillera sur 8 500 m², l'école d'ingénieurs Eurecom, 4 incubateurs, des acteurs de l'accompagnement à l'innovation (CCI NCA, Fondation Sophia Antipolis, Telecom Valley, Sophia Club Entreprises …), une pépinière et un hôtel d'entreprises dédiés aux start-up technologiques innovantes, la Maison de l'intelligence artificielle… Un savant mélange à l'image de " la fertilisation croisée " qui fait le succès et la renommée de Sophia Antipolis depuis 55 ans. Coût du projet : 38 millions d'euros, partagés entre le Symisa, syndicat mixte Sophia Antipolis qui gère la maîtrise foncière, l'équipement, la commercialisation et l'entretien du parc, la Région Sud, l'État, Eurecom et le Département des Alpes-Maritimes.
Le groupe Courtin voit toujours plus grand avec Oxygen
Oxygen est le nom du dernier projet immobilier du groupe Courtin, toujours mené au sein de la technopole de Sophia Antipolis. Ce nouveau programme a pour ambition de réunir sur plus de 20 500 m2, coliving (7 100 m2) pour faciliter le logement des salariés de la technopole, life science (immobilier spécialisé dans les sciences de la vie, mêlant bureaux, laboratoires et site de production), bureaux premium et espace de coworking, et un café-restaurant. Construit sur les emprises existantes de l’ancien site Integra, il ne nécessite aucune imperméabilisation supplémentaire des sols. La livraison d’Oxygen est prévue début 2027 pour un investissement de près de 100 millions d’euros.
Nouvelle renaissance pour les studios de cinéma de La Victorine
Les studios de cinéma niçois de La Victorine vont devenir un centre d’excellence dédié à la production cinématographique et audiovisuelle et aux effets visuels sous la houlette du groupement désormais concessionnaire des lieux, composé de Color, filiale de Digital District, et de la CCI Nice Côte d’Azur. Cet attelage a été choisi par la Ville de Nice dans le cadre d'un appel à projets pour l’aménagement et l’exploitation des studios, et d’un contrat de 35 ans. Un investissement de près de 38 millions d’euros est prévu pour s’étaler jusqu’en 2034. Un nouveau plateau de 2 000 m² sera notamment conçu "pour répondre à des niveaux d’exigence élevés". Un pôle entrepreneurial réunissant les acteurs de l’industrie ainsi qu’un centre de formation renforceront l’ensemble.
Avec Medhyterra, Elengy veut accueillir de l’ammoniac bas carbone à Fos-sur-Mer
Elengy se lance dans un projet ambitieux à Fos-sur-Mer, sur les terrains du Grand Port Maritime de Marseille, avec le développement de Medhyterra. En partenariat avec le groupe Trammo, Elengy entend importer 200 000 tonnes d'ammoniac par an et réhabiliter le terminal, avec une mise en service envisagée en 2029. Il s'agit de faire du terminal de Fos Tonkin un site pionnier pour l'importation d'ammoniac bas-carbone, servant de vecteur pour l'hydrogène, en provenance notamment d'Amérique du Sud. L'hydrogène liquéfié doit être maintenu à – 250° et se transporte mal sur de longues distances. L'idée est alors de passer par une molécule intermédiaire comme l'ammoniac. Misant sur cette organisation, le projet Medhyterra prévoit ainsi sa conversion en hydrogène bas-carbone, qui pourrait ensuite être utilisé pour la décarbonation de secteurs industriels tels que le raffinage, la pétrochimie et la mobilité lourde. Ce projet répond aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par l'État et s'inscrit dans le plan France 2030.
Carbon Media Lab investit 33 millions d’euros à Istres
Parallèlement à son projet d'installation d’une giga-factory destinée à la production de panneaux photovoltaïques, l'entreprise lyonnaise Carbon a lancé le projet Carbon Lab sur un terrain de 13,9 hectares, situé sur la commune d’Istres, en contiguïté de la commune de Miramas. Le projet, qui prévoit au moins 33 millions d’euros d’investissements par Carbon, en plusieurs phases, bénéficie du soutien de l’État à travers le programme France 2030. À terme, Carbon Lab créera 200 emplois sur le territoire métropolitain, en complément des 3 000 de la giga-usine de Fos-sur-Mer.
620 millions d’euros investis d’ici 2038 dans l’Or Bleu
Dans le cadre du Plan Or Bleu pour une gestion durable de l'eau en région Sud, 620 millions d'euros vont être investis d'ici 2038, dont 70 % pour l'extension des réseaux de la Société du Canal de Provence (SCP). Lancé en 2021 par la Région Sud, autorité concédante du canal de Provence, et la SCP, ce plan d'aménagement et d'investissement répond aux besoins directement exprimés par les territoires pour sécuriser l'alimentation et l'accès à l'eau, compenser les effets de la sécheresse, et préserver la ressource. Sur les 620 millions d'euros du plan d'aménagement, 334 millions d'euros iront vers le département du Var pour renforcer les réseaux et extensions multiusages, pour créer, aussi, des infrastructures nouvelles.
550 millions d’euros pour construire des éoliennes flottantes dans le Port de Marseille
Avec le projet Développement de l’Éolien Offshore (Deos), l’objectif est de faire du Port de Marseille Fos, un hub majeur pour l’éolien offshore. Le port de Marseille Fos devrait ainsi construire et mettre à disposition d’ici fin 2028 des aménagements nécessaires au déploiement industriel des champs en mer d’éoliennes flottantes. Le projet prévoit ainsi la construction d’une plateforme pouvant s’étendre sur 80 hectares, adossée à un quai pouvant atteindre 1 000 mètres linéaires, tout près du terminal minéralier, au cœur de la zone de Fos-sur-Mer. Il prévoit également des zones de stockages à flot de 40 à 50 hectares. S’agissant des éoliennes intégrées, le projet permettrait de répondre aux besoins du marché national sur l’ensemble de la façade méditerranéenne, mais aussi d’une partie des pays limitrophes. L’objectif serait de déployer environ 25 éoliennes par an. Le montant des investissements nécessaires s’élève à 550 millions d’euros. 1 500 emplois seraient créés pour la construction des caissons et 200 emplois pour l’intégration des éoliennes. La construction de flotteurs en béton générerait des besoins d’approvisionnements maritimes supplémentaires de l’ordre de 500 000 tonnes de vrac ainsi que 15 000 à 20 000 tonnes d’aciers. Le débat public sur ce projet vient d’être lancé pour une livraison finale des infrastructures fin 2028.