Au total sur l’année 2024, la vente de voitures neuves pour les particuliers a diminué de 3,17 % en France, selon la Plateforme automobile (PFA). Les immatriculations ont en revanche augmenté de 0,7 % pour les véhicules utilitaires légers et de 0,3 % pour les véhicules industriels. Une évolution qui confirme la trajectoire descendante des ventes engagée après 2019. En cinq ans, l’immatriculation des voitures particulières a chuté de plus de 22 %, celle des véhicules utilitaires légers de plus de 20 %. Au total, plus de 2,2 millions de voitures particulières neuves avaient été vendues en 2019, contre un peu plus de 1,7 million en 2024.
Les ventes de voitures hybrides dépassent l’essence
Les ventes de véhicules à essence ont nettement diminué, et représentent désormais moins de 30 % du total des ventes, contre 36 % en 2023. À l’inverse, la voiture hybride représente désormais près de 43 % des ventes en 2024, contre un tiers l’an passé. La part de l’électrique reste stable (16,8 %), mais les ventes diminuent sur l’année en termes de volume, malgré les incitations du gouvernement et les objectifs de développement fixés par l’UE. La part des véhicules diesel est, elle, en baisse de deux points (7,3 %).
Stellantis en tête sur le marché français
Le groupe Stellantis est toujours leader du marché des ventes de véhicules légers, avec 28,5 % de parts de marché, et ce en dépit d’une baisse de 5,5 % en 2024. Le groupe automobile est suivi par le groupe Renault, à 25,8 % (en légère baisse de 1,1 %), et du groupe Toyota à 7 % (en hausse de 16 % sur l’année). Les trois premiers groupes totalisent ensemble plus de la moitié des ventes de véhicules légers en France.
Une année 2024 marquée par des fermetures d’usines
En 2024, le secteur de l’automobile a traversé une crise importante, en particulier en Europe. Plusieurs constructeurs ont fait part de fermetures d’usines et de suppressions de postes, fragilisant l’ensemble de la filière. En France, la région Grand Est est particulièrement touchée par ces suppressions. La fin d’année a également été marquée par l’annonce de Michelin qui supprime ses usines de Vannes et Cholet, représentant plus de 1 000 emplois. Dans l’Ouest, la Fonderie de Bretagne a appris quelques jours avant Noël le refus de Renault de garantir le nombre de commandes minimum censé garantir la pérennité de l’activité. Une situation critique qui ne concerne pas uniquement la France. En Allemagne, Volkswagen a annoncé en octobre la suppression de trois usines, et de plus de 10 000 emplois.