Au Bout des Rêves, c'est avant tout une histoire de passionnés. Fondé en 1992, l'atelier de création de bijoux fantaisie a récemment changé de main: suite à la liquidation de l'entreprise fin 2007, Sylvie Lacaille dirige la maison, après avoir occupé durant dix ans le poste de responsable administratif au sein de la structure. «C'est un vrai challenge pour moi. Un défi d'abord motivé par la volonté de défendre un métier qui n'existe pratiquement plus en France.» Spécialisé plus particulièrement dans la création de broches et de boucles d'oreilles fabriquées à partir d'estampes fondues dans des moules du 19e siècle, Au Bout des Rêves a en effet subi de plein fouet la concurrence venue d'Asie. Les clients se sont peu à peu détournés de l'entreprise française - qui a employé jusqu'à 22 personnes - au profit de produits à bas coûts. Loin de se laisser démonter, Sylvie Lacaille et son équipe misent aujourd'hui sur le savoir-faire français pour relancer l'activité dans l'hexagone et dans le monde. Sachant que près de la moitié du chiffre d'affaires est à ce jour réalisé à l'export. Déjà bien implantée en Australie, Au Bout des Rêves souhaite développer ses ventes en Angleterre et aux États-Unis. En France, si les salons professionnels assurent pour le moment une large part du chiffre d'affaires de l'entreprise, celle-ci devrait renforcer sa présence dans les boutiques de musées ainsi que les commerces de bijoux et de cadeaux. Avec un objectif dans les deux ans: doubler les résultats afin d'atteindre l'équilibre. «La majorité des sociétés du secteur de la bijouterie comptent entre 5 et 10 personnes. L'idéal pour nous serait d'atteindre un chiffre d'affaires d'1M? avec 8 à 10 personnes», estime Sylvie Lacaille qui emploie à ce jour trois salariés et boucle 2009 à 130 K?. Ses projets aujourd'hui? Valoriser et dépoussiérer l'image de l'entreprise grâce à un effort de communication (refonte de son site Internet, projet de création d'un catalogue papier pour présenter l'ensemble de ses bijoux...). Grâce au comité Francéclat (Comité professionnel de développement de l'horlogerie, de la bijouterie et de la joaillerie), Au Bout des Rêves représentera, au mois de juin, la création française avec quatre autres entreprises de fabrication de bijoux fantaisie, à l'occasion d'un salon professionnel organisé à Hong-Kong.
Concurrencée par des produits asiatiques, le fabricant de bijoux basé à Lézigneux s'attache à valoriser la fabrication française. Il envisage de s'attaquer aux marchés anglo-saxons.