Dans un contexte international marqué par la prudence des investisseurs, les Hauts-de-France se distinguent. Selon Business France, la région se classe 3ᵉ en France pour l’emploi lié aux investissements directs étrangers (IDE) et 4ᵉ pour le nombre de projets en 2025. L’année dernière, 186 projets ont ainsi permis de créer ou maintenir 5 963 emplois, soit une hausse de 14 % par rapport à 2024. Si le nombre de projets recule légèrement, l’intensité progresse : chaque implantation génère en moyenne 32 emplois, contre 27 en 2024.
Une dynamique de conquête
Les créations de sites concentrent 58 % des projets et 54 % des emplois, traduisant une capacité intacte de conquête. Les extensions, qui représentent 30 % des projets, pèsent 42 % des emplois, confirmant l’ancrage d’investisseurs déjà présents. Les reprises, plus marginales, ont permis de sauvegarder 237 emplois.
Dix ans de montée en puissance
Sur la décennie 2016-2025, la trajectoire est nette. Près de 1 500 projets d’investissements internationaux ont été recensés dans les Hauts-de-France, pour plus de 62 000 emplois créés ou maintenus, avance Nord France Invest. À partir de 2021, la région s’installe durablement dans le Top 10 européen des territoires d’accueil des IDE, selon le baromètre EY, avec une reconnaissance particulièrement forte sur le champ industriel.
Un modèle très industriel
Là où les grandes métropoles dominent l’attractivité généraliste, les Hauts-de-France se hissent régulièrement entre la 5ᵉ et la 1ʳᵉ place européenne pour les projets industriels. Ces dix dernières années ans, 548 projets industriels ont généré près de 27 000 emplois, faisant des Hauts-de-France la première région industrielle française en emploi lié aux IDE. Sur la seule année 2025, 61 projets de production représentent 1 994 emplois, faisant de l’industrie un pilier majeur.
La logistique n’est toutefois pas en reste, puisqu’elle s’impose en 2025 comme premier contributeur en emplois avec 2 561 postes (43 % de l’emploi total). Son poids varie toutefois d’une année à l’autre : en l’espace de dix ans, ce secteur a généré 10 798 emplois, soit 17,4 % du total.