Quels sont les enjeux de cet événement?
D'abord incarner «physiquement» le poids de la France maritime avec ses 310.000 emplois directs (plus que toute l'industrie automobile!) Ses dix métiers dans lesquels les entreprises françaises sont au top mondial; ses activités où elle est reconnue mondialement - mais pas assez chez nous! - Comme un «leader» de la qualité et de la responsabilité environnementale. Ensuite démontrer, avec fierté, l'action déjà ancienne de nos acteurs maritimes pour le développement durable (certains débats montrent qu'ils n'ont pas assez communiqué sur ce plan). Enfin ?pousser? pour que la ?vision? maritime pour la France, réclamée l'an dernier auHavre, et prise en compte dans le discours de juillet du Président de la République, dans l'aventure du Grenelle de la mer, dans l'élaboration du Livre Bleu, ne se perde pas dans les sables. Un Comité interministériel de la mer doit fixer la stratégie maritime du pays quasi immédiatement après les Assises!
Qu'est-il ressorti d'utile?
Probablement les derniers éclairages pour nos gouvernants, sur les questions sensibles que posent à la fois la nécessité de protection de l'environnement maritime et des générations futures, et celle tout aussi forte de l'activité économique et sociale équilibrée des générations présentes. Des éclairages aussi sur les dangers et les opportunités que génère la maritimisation du monde (délocalisations bien sûr, mais aussi occasions à saisir par nos talents maritimes comme ils l'ont fait dans plusieurs secteurs).
Un voeu «idéal»
? Que le dialogue s'améliore entre environnementalistes réalistes et professionnels responsables. C'est la terre ?et? les hommes qui gagneront.
Les Assises de la mer se sont tenues à Brest, les 1er et 2décembre dernier. «Économie de la Mer» est le rendez-vous annuel des décideurs politiques et économiques de la Mer et du Littoral. Entretien avec Francis Vallat, président de l'Institut français de la mer et du cluster maritime français.