Diplômée de l'école du Louvre, ancienne conférencière pour la réunion des Musées Nationaux, Christine le Langle est une experte en histoire de l'art. Son mari, Claude de Langle, a un parcours de cadre dans des groupes internationaux. En 2002, ils ont créé "Art Majeur" à Carantec, un cabinet de coaching et de formation en culture générale, avec pour pierre angulaire, l'étude dechef-d'oeuvre. «Pour cela, il faut faire appel à une série de connaissances: l'histoire, la philosophie, les sciences, la géopolitique, les renseignements... Cela requiert une souplesse de l'esprit que l'on appelle la transversalité des savoirs», explique-t-elle. Renault, Saint-Gobain ou Dassault, sont quelques-unes de leurs références. Leur méthode est de replacer l'artiste au centre du jeu économique. «Nous avons, par exemple, étudié Guernica, lors d'un comité de direction précédant une fusion. Une oeuvre réalisée, en pleine crise, par Picasso. L'analogie de situation marque toujours les esprits.» «De plus en plus, on cherche des décisionnaires littéraires, capables de structurer leur pensée», explique Claude de Langle. Une conviction partagée par les grandes écoles. L'Essec et Sciences Po Paris ont choisi le programme "Art, culture et leadership" d'Art Majeur, en formation continue. «Schizophrénie galopante»La nouveauté de l'entreprise, c'est un séminaire pour les cadres susceptibles de faire face à une rupture dans leur travail. «Actuellement, la prévention n'existe pas. Or, 70% de la clientèle des psychiatres indépendants est composée de séniors en rupture professionnelle. Souvent, ils ne préparent rien car ils n'ont pas une seconde pour imaginer demain. Et puis ils se font virer. Et là, c'est le vide sidéral», poursuit Christine de Langle qui n'hésite pas à parler de «schizophrénie galopante». Le module de six jours permet de faire le point avec d'autres et de se "décentrer" par des conférences culturelles. En savoir plus: www.art-majeur.eu
LE SERVICE