Arilla : «L'alternance, tout le monde y gagne»
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Arilla : «L'alternance, tout le monde y gagne»

L'entreprise toulousaine de nettoyage Arilla a été récompensée par le Medef et la CCI pour ses efforts en faveur des sept jeunes qu'elle emploie en alternance.

« J'avais du mal à embaucher alors je me suis tourné vers l'alternance il y a deux ans. » Depuis, Raphaël Arilla a recruté par ce biais sept jeunes dans sa PME toulousaine spécialisée dans la propreté. Ils suivent en parallèle une formation dans un CFA en vue d'obtenir un CAP « maintenance et hygiène des locaux ». Une fois diplômés, le dirigeant espère les engager. Créée il y a quinze ans, sa société emploie aujourd'hui 30 personnes. Mais « le secteur du nettoyage est méconnu et souffre d'une mauvaise image, explique-t-il. C'est pourquoi il y a peu de candidats. » Or l'entrepreneur aime son métier et s'il s'investit dans l'alternance jusqu'à développer un projet d'hébergement d'apprentis en rénovant une vieille toulousaine, « c'est avant tout pour ma profession ». Si bien que son engagement lui a valu de recevoir le 10 décembre, des mains des présidents du Medef Midi-Pyrénées et de la CRCI, un prix « pour ses efforts afin d'attirer des jeunes sur des métiers méconnus porteurs d'emploi ». Ce concours, nommé Trophées de l'alternance (une première en France), récompensait douze entreprises régionales (cf. encadré) qui se sont illustrées cette année dans le monde de l'alternance. Des établissements qui « dans leur dimension humaine » cherchent « de nouveaux outils pour promouvoir leur activité », veulent « trouver d'autres voies pour intégrer des jeunes », aux parcours « pas toujours les plus faciles », et qui « encouragent leurs salariés à s'investir dans l'accueil des jeunes ».




«Anticiper la reprise économique»

Michel Kurt, apprenti chez Arilla, était avec son patron lors de la remise des prix. À 21 ans, il souhaiterait après son CAP continuer à se former en alternance pour plus tard créer son affaire de rénovation de bâtiments. C'est que, par cette voie, il a accès à de nombreux diplômes et peut, pourquoi pas, devenir un jour ingénieur. Comme 17.000 nouveaux volontaires chaque année dans la région, il a choisi l'alternance car il y apprend concrètement un métier et « au bout d'un mois, j'avais déjà des responsabilités ». Et côté entreprise, pourquoi faire le choix de l'alternance ? Selon Laurence Parisot, la présidente du Medef, c'est « dès maintenant l'anticipation (...) de la reprise économique ». Mais également un « élan de solidarité intergénérationnelle ». « Ces nouvelles générations ont la ?'gnaque'' » souligne-t-elle.




Renseignements sur www. misersurlavenir.com

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