Le groupe nantais Lacroix (5 300 salariés), qui fabrique des composants électroniques et des objets connectés, se sépare de toute sa branche d’activité City, dédié aux mobilités. Cette dernière est vendue au groupe autrichien Swarco, qui se revendique leader mondial des solutions de mobilité. Cette acquisition lui permettra de se renforcer significativement sur les marchés français et espagnol où officie Lacroix. Cette opération devrait être effective à la fin du premier trimestre 2025. Ce segment représente un chiffre d’affaires de 27,3 millions d’euros en 2023, soit 3,6 % du chiffre d’affaires du groupe (761 M€ de CA en 2023) et compte 122 salariés.
Cession de son activité historique l’année dernière
Cette annonce intervient un an après une première cession, celle de son activité historique de fabrication de panneaux routiers à la société d’investissement américaine AIAC. Cette dernière représentait pour sa part 7,8 % du chiffre d’affaires 2023, soit 59 millions d’euros. L’industriel nantais justifiait alors cette vente par l’envie de se recentrer sur les solutions IoT industrielles et les équipements électroniques, pour devenir un leader sur ce marché à l’horizon 2025.
Un focus sur d’autres applications
Cette fois-ci, l’entreprise explique se concentrer sur d’autres applications. "Cette cession va nous permettre de simplifier notre organisation et de nous concentrer sur les activités d’équipementier électronique où nous sommes les mieux positionnés", ajoute dans un communiqué Vincent Bedouin, directeur général de Lacroix. L’ETI se focalise ainsi sur ses deux autres filières. À savoir Lacroix Électronique dédiée aux secteurs automobile, industriel, domotique, aérospatial et médical, et Lacroix Environnement, spécialisé dans les solutions IoT industrielles pour les secteurs de l’eau, le CVC (réseaux de chaleur), les réseaux électriques et l’éclairage public. "Nous rationalisons désormais notre organisation autour de nos deux métiers forts, le tout soutenu par des offres très compétitives avec de solides perspectives de croissance en France et à l’international", justifie sur les réseaux Vincent Bedouin, dirigeant de Lacroix.