Après 7 ans de litige, le languedocien Advini condamné à payer 450 000 euros de préjudices aux Grands Chais de France
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Après 7 ans de litige, le languedocien Advini condamné à payer 450 000 euros de préjudices aux Grands Chais de France

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Le languedocien Advini a été condamné à payer 450 000 euros
de préjudices à la société Les Grands Chais de France. Une victoire pour
le négociant alsacien, premier vinificateur français, à l’issue d’une
procédure engagée par son concurrent en 2017 dans le contexte du
rachat de Béjot Vins et Terroirs.

L’usine des Grands Chais de France à Petersbach, dans le Bas-Rhin — Photo : Archives - Le Journal des Entreprises

Le Tribunal de Paris a condamné la société Advini à verser 530 000 euros, dont 450 000 euros de préjudices avec exécution provisoire à la société Les Grands Chais de France (GCF), premier vinificateur français. C’est une victoire pour l’alsacien basé à Petersbach dans le Bas-Rhin (4 000 salariés, 1,38 Md€ de CA 2023) dans le litige qui l’oppose depuis 2017 au languedocien Advini (280 M€ de CA en 2023) basé à Saint-Félix-de-Lodez dans l’Hérault et détenu à 40 % par la famille Jeanjean.

Une mise en examen en 2021 et un non-lieu l’année suivante

Le contentieux avait été engagé par Advini dans le contexte du rachat, par GCF, du négociant bourguignon Béjot Vins et Terroirs (BVT). En lice également dans le cadre de cette opération de reprise, Advini avait déposé
en 2017 une plainte contre son concurrent
« aux fins d’engager sa responsabilité civile délictuelle pour comportement parasitaire et enrichissement sans cause », signale le communiqué diffusé par les Grands Chais de France. La procédure avait conduit à la mise en examen du PDG des Grands Chais de France, Joseph Helfrich en 2021 et s’était soldée par un non-lieu prononcé par la Cour d’appel de Dijon en 2022. « Le 21 novembre 2024, le Tribunal de commerce de Paris a reconnu l’absence de faute par la société Les Grands Chais de France dans le cadre de la reprise de la société BVT et a déclaré toutes les demandes de la société Advini infondées », souligne Joseph Helfrich dans ce même communiqué.

Le Tribunal de commerce a retenu que « la durée de la procédure devant le tribunal de commerce de Paris, et ses multiples rebondissements, souvent inutiles […] ont à l’évidence affecté au premier chef GCF, principale cible […] de l’action intentée par Advini », rapporte Joseph Helfrich. Soulignant un « climat de calomnie et d’agressivité qui n’a pu que porter atteinte à l’image et à la réputation de GCF
et de son président », poursuit le communiqué, le tribunal de commerce de Paris a donc condamné Advini à verser 450 000 euros à GCF au titre du préjudice subi.

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