Apix technology a inventé un "nez" industriel pour la détection des gaz. Une languette de silicium de quelques centimètres carrés qui vibre à haute fréquence, des molécules de gaz séparées les unes des autres qui s'y collent: l'analyse des gaz devient facile! Les applications sont nombreuses, à commencer pour les industriels de la chimie. «Les secteurs de la chimie, pétrochimie, pharmacie, agroalimentaire et industries lourdes devraient être intéressés par nos applications», assure Pierre Puget, directeur de recherche. «Nos systèmes de détection sont portables, simples d'utilisation, capables de déterminer in situ et en temps réel les composants d'un mélange de gaz pour un grand nombre d'applications comme le monitoring de l'air ambiant, le suivi de procédés industriels, l'analyse de l'haleine ou la détection d'espèces dangereuses.» La miniaturisation du système et son prix divisé par dix, voire par cent selon les applications, le rendent particulièrement attractif. Pour l'aider dans son développement, Apix technology bénéficie du soutien du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. En effet, elle fait partie des 67 lauréats de la catégorie "création développement", qui permet de recevoir une subvention d'un montant moyen de 214.224euros pour financer jusqu'à 60% de son programme d'innovation.
Commercialisation en 2014
Créée ce mois-ci à Grenoble après une maturation au CEA Léti et chez son partenaire californien Caltech, la société ne prévoit la commercialisation de ses détecteurs que d'ici deux à trois ans, le temps de «mûrir encore son produit, d'en démontrer les performances et d'en optimiser la production et les coûts de revient», estime Pierre Puget. Mais avec les deux autres cofondateurs, Philippe Andreucci, le P-dg, et Éric Colinet, ils espèrent des revenus dès 2012 grâce à leurs études et prototypes.
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Chimie. La start-up grenobloise a mis au point des systèmes miniaturisés pour l'analyse de gaz complexes.