Des mutuelles comme Apivia ou Uneo, des écoles, les Compagnons du devoir ou encore la marque de parfum Adopt… Ces entreprises ont été séduites par le logiciel de gestion des achats développé par WeProc. "Après cinq années d’existence, notre outil est capable de rivaliser avec de gros acteurs bien implantés", affirme Steven Oziol, l’un des associés de cette entreprise toulonnaise.
Une implantation à Paris
Et, la jeune entreprise, qui s’appelait Loqualist à ses débuts, compte bien passer à la vitesse supérieure en 2025. "Jusqu’alors, nous investissions chaque année 60 à 70 % de nos revenus dans la R & D pour avoir un logiciel le plus ergonomique possible, simple d’utilisation et dont le déploiement prend moins de trois mois", explique le PDG.
Désormais, l’enjeu pour WeProc est de renforcer la conquête commerciale, avec l’embauche de commerciaux et la réalisation d’investissements en marketing. "Nous prévoyons aussi d’ouvrir un bureau à Paris pour centraliser les opérations, nous rapprocher des centres de décision. Si ça fonctionne, nous pouvons nous attendre à un effet boule de neige", ajoute Steven Oziol.
Déjà en fin d’année 2022, l’arrivée d’un nouvel associé, en la personne de Paul Zeller, un transfert jugé "comparable à l’arrivée de Messi au PSG", selon Steven Oziol, avait permis de mettre en œuvre des partenariats et de définir une stratégie de relation client. En 2024, "nous allons plus que doubler notre chiffre d’affaires", confie le dirigeant, sans toutefois en dévoiler le montant.
Accélérer avec une levée de fonds
Fort de ces résultats et avec la généralisation progressive de la facture électronique, "nous sommes bien positionnés pour être un acteur de premier choix parmi les opérateurs de la dématérialisation", ajoute Steven Oziol. Et, avec un produit mature et positionné sur une niche, la dématérialisation des achats, WeProc compte bien accélérer en France, mais aussi en Europe, voire au-delà. Pour cela, son dirigeant n’exclut pas d’ouvrir le capital de l’entreprise. "Depuis notre création, nous avons été accompagnés par Bpifrance, mais nous n’avons jamais été soutenus par des investisseurs privés. L’autofinancement est une force, car nous savons ce que nous valons, nous avons des bases solides, mais dans une logique d’accélération, nous devrons passer par une levée de fonds", concède l’entrepreneur. D’autant qu’avec son équipe d’une dizaine de collaborateurs, il entend poursuivre les investissements en R & D, même s’ils seront moindres, "dans la mise à jour constante des technologies, dans le développement de briques technologiques visant à améliorer la dématérialisation des factures, dans l’intelligence artificielle, dans l’interconnexion automatisée avec d’autres systèmes d’information, dans l’adressage de nouveaux process comme le paiement ou la note de frais."