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A Antibes, le club de basket crée son accélérateur de start-up
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A Antibes, le club de basket crée son accélérateur de start-up

Parce qu'il doit lui aussi opérer son évolution, voire révolution, numérique, le club de basket Antibes Sharks Côte d'Azur lance son pôle innovation, dont le programme d'accélération Start Me Up constitue l'une des principales composantes.

Start Me Up est un accélérateur pas tout à fait comme les autres. Ne serait-ce que parce qu'il est porté par un club de basket, en l'occurrence les Sharks d'Antibes, club emblématique de la Côte d'Azur que la reprise en main par Frédéric Jouve en 2013 a tiré du déclin. « Il a fallu tout reconstruire, mettre en place un moratoire, écarter les parasites, redéfinir les fonctions, sécuriser les actifs du club et accoucher d'un projet sportif et économique viable », racontait-il en mars dernier aux adhérents de l'APM Côte d'Azur. Lui qui, en homme de médias averti - il a notamment été directeur des programmes de RTL -, s'est fixé comme objectif de faire du club azuréen « une marque référente du Sportainment ».

L'enjeu du sport-santé

L'ambition une fois énoncée, reste à actionner les leviers. Et celui de l'innovation tient évidemment une place centrale pour « faire évoluer, voire révolutionner le club ». D'où le lancement du pôle Sharks Revolution Research & Development, dédié au Sport Santé et au Numérique. « Cette initiative part avant tout d'un besoin, celui de sécuriser sportivement et économiquement le club », affirme le président. Car avec l'un des plus petits budgets de la Pro A, à savoir 3,3 M€ pour la saison en cours, « nous n'avons pas les moyens de remplacer nos joueurs stars s'ils se blessent ». Il s'avère donc impératif « de mieux les connaître physiquement et physiologiquement, d'analyser leur capacité de charge cognitive et émotionnelle afin de proposer à chacun la meilleure préparation possible, éviter les blessures ou, le cas échéant, réduire les temps de récupération ».

Partenaires académiques et technologiques

Pour ce faire, le club a besoin de partenaires académiques - un programme de recherche fondamentale et appliquée a été lancé avec l'UFR Staps de l'Université de la Côte d'Azur pour travailler sur les outils technologiques embarqués - et techniques.

C'est là qu'intervient le programme Start Me Up, pour lequel Frédéric Jouve a fait appel à BA06 Accompagnement, et dont la première promotion a été dévoilée le 15 septembre dernier. Leur nom ? Askamon, Business Carte, Cuddl'up, Data Moove, Boogi (Instant System), Intellicore, Inventy, NFCom, Ovezia, Screeen et Wever. Onze start-up azuréennes, pour certaines déjà bien établies, positionnées sur le sport connecté, le big data et le datamining... mais pas que ! Car le boss des Sharks sait bien qu'un club évolue dans un environnement, ici l'Azur Arena, chaudron de 5.200 places accueillant chaque année 300.000 visiteurs. La problématique du transport intelligent et propre se pose donc, « surtout quand on sait qu'une circulation plus fluide, c'est plus de monde au stade ». Et donc plus de billets vendus. Idem pour l'expérience spectateur qui doit être « de haut niveau ».

Pour un Smart Business Ack

« Je leur propose un Smart Business Act », indique Frédéric Jouve. Autrement dit, la possibilité de profiter du support Sharks et de son écosystème pour être plus visible, créer des synergies, réseauter au travers de mises en relation qualifiées, jusqu'au clou final, une présentation dédiée, chaque soir de match à domicile, dans le salon présidentiel devant l'ensemble des partenaires présents. Et c'est la jeune pousse niçoise Cuddl'Up (solution digitale améliorant l'expérience clientèle en CHR) qui a ouvert le bal, le 30 septembre en amont du match Antibes Sharks Côte d'Azur vs HTH Basket. Des partenaires qui, en parrainant ce programme, « viennent se placer dans le réacteur de l'innovation » et « participent au rayonnement et à l'attractivité du territoire ».

SFS Group (assurance), Saphelec (télécom) et l'Agence Wacan (communication) ont d'ores et déjà décidé de soutenir l'aventure. D'autres devraient suivre, notamment, espère Frédéric Jouve , « les entreprises et marques qui ne seraient pas aller naturellement vers le sport, mais se montreraient prêtes à investir dans l'innovation ». Et sur ce terrain de jeu-là, toutes les initiatives sont gagnantes.

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