Antavia s'est installé en novembre dans un nouveau site de 3 200 m², dont 2 000 m² d'ateliers, qui aura nécessité plus de 4 millions d'euros d’investissements. Ce bâtiment loué par Antavia a été construit par GSE. La PME de 90 salariés a quitté ses locaux de 1 600 m² à Dieupentale où elle se trouvait bien à l'étroit.
Car la filiale du groupe américain Ametek connaît une forte croissance : « Nous avons notamment signé un gros contrat avec Airbus fin 2014 sur la maintenance des roues et bloque-freins des Beluga, qui a été élargi depuis à des composants supplémentaires », souligne Jean-Gabriel Huerta, directeur des ventes d’Antavia. « Ce marché qui court sur 11 ans justifiait à lui seul un déménagement. »
En 2016, Antavia a remporté de nouveaux contrats, notamment concernant les deux appareils bombardiers d'eau (CL215 et CL415) vendus par Bombardier à Viking Air. « Nous étions la station de réparation agréée des trains d'atterrissage sur ces avions et Viking Air a maintenu la relation », se réjouit Jean-Gabriel Huerta.
Diversification en 2017
L'année 2017 sera dédiée au renforcement du service commercial et des capacités techniques de l'entreprise. « Nous voulons développer une nouvelle activité, sur la maintenance des accessoires moteurs, surtout sur les moteurs CFM56 et CF6-80 de Snecma. » Antavia a investi dans des bancs d'essai, de la documentation et de nouvelles capacités techniques sur ce segment à attaquer.
À plus long terme, la PME aéronautique a décidé de se lancer sur la maintenance des équipements liés au carburant, comme les pompes. « Cela fait partie de la stratégie globale d'Ametek de lancer cette activité ici en Occitanie. Aucune société sœur d'Antavia n'a ces capacités aujourd'hui. » En 2016, Antavia a réparé un peu moins de 15 000 équipements et réalisé un chiffre d'affaires de 18,2 millions d'euros (17,4 millions en 2015).