Orano Melox consolide le recyclage nucléaire
L’usine Orano Melox, située à Chusclan (Gard), s’offre un bain de jouvence. Construite il y a près de 30 ans par l’ex-Areva, elle produit du MOX, un combustible assemblé à partir de combustibles usés, destiné à la production d’électricité. Au fil des majorités politiques, la production avait chuté à moins de 100 tonnes de MOX par an. Mais l’Était voulant sécuriser la stratégie nationale de traitement-recyclage, Orano va investir jusqu’à 400 millions d’euros pour doter Melox de 2 à 4 nouvelles machines produisant du MOX (poids unitaire : au moins 50 tonnes). Les études en cours en préciseront le nombre exact, même si la première d’entre elles est déjà fabriquée et sera installée d’ici 2026. L’objectif d’Orano est de retrouver, en 2030, le seuil de 130 tonnes de MOX produites par an, soit la capacité de Melox à son ouverture.
Royal Canin mise gros sur la nutrition-santé animale
Le groupe agroalimentaire Mars (CA France : 2,5 Md€, 8 usines, 4 000 emplois) déclenche une nouvelle salve d’investissements de 130 millions d’euros, dont 48 millions d’euros fléchés sur son usine Royal Canin, située à Aimargues (Gard) près de Nîmes, et dédiée à la santé animale par la nutrition. Ces fonds alimenteront à la fois l’usine historique, l’usine pilote, le centre de R & D et deux laboratoires, tous positionnés sur le site gardois. Ils permettront de rénover les chenils et les bureaux, d’installer des panneaux solaires et d’augmenter les capacités de stockage des matières premières. Par ailleurs Mars accompagne ce plan d’investissement de la création de 74 emplois en France, sans en préciser la ventilation. En cinq ans, Mars a investi plus de 400 millions d’euros dans le développement de ses activités en France.
Liebherr-Aerospace Toulouse bâtit son usine du futur
La première pierre du nouveau site de production de Liebherr-Aerospace Toulouse (1 600 salariés, CA 2023 : 690 M€) a été posée à Campsas (Tarn-et-Garonne) le 19 mars 2024. Ce bâtiment écoresponsable de 12 000 m2, qui mobilise un investissement de 40 millions d’euros, va constituer la vitrine “industrie du futur” de l’entreprise. Il sera spécialisé dans l’usinage de pièces mécaniques de haute précision (roues de turbines, compresseurs et corps de vannes haute température). La livraison de l’usine est prévue à l’été 2025. Le site de Campsas comptera 400 salariés. À Toulouse, la surface libérée par le déménagement de l’activité de production d’échangeurs thermiques permettra d’augmenter significativement les capacités industrielles de montage et de maintenance des autres équipements destinés aux systèmes d’air aéronautiques.
Inits s’industrialise pour épauler les biotechs
Fondée en 2013 comme prestataire de conseil dans le développement de produits de biotechnologie, la société montpelliéraine Inits (21 salariés, CA 2023 : 2,7 M€) passe un cap et se dote d’une unité de bioproduction, où elle mise 27 millions d’euros. Cette structure, baptisée Inits-SMO ("Share Manufacturing Organisation", organisation de fabrication partagée), permettra aux biotechs de produire elles-mêmes les candidats médicaments dans le cadre de leurs études précliniques et cliniques. D’une superficie de 3 200 m2, le bâtiment disposera de laboratoires de R & D, de salles blanches et d’espaces de production modulables selon les besoins des clients d’Inits. L’investissement lui permettra aussi de renforcer ses ressources humaines, avec la création de 60 emplois qualifiés d’ici la livraison du site fin 2025.
LFB Biomanufacturing double sa capacité de production
Filiale du groupe francilien LFB, fabricant de médicaments par culture cellulaire, LFB Biomanufacturing (75 salariés, CA 2023 : 40 M€) construit l’extension de son bâtiment de production, situé à Alès (Gard). Ce projet a nécessité un investissement de 20 millions d’euros, cofinancé par l’Était dans le cadre du plan France 2030. Il permettra de doubler la capacité de production et de créer une cinquantaine d’emplois à l’horizon 2026. Cette extension accueillera aussi des laboratoires de développement et de services analytiques, un magasin de stockage… LFB Biomanufacturing, qui propose à ses clients des services en sous-traitance pharmaceutique, positionne ce nouvel outil industriel comme un facteur de "renforcement de la filière française de bioproduction", dans un discours évoquant le projet d’Inits à Montpellier.
L’aéroport de Toulouse-Blagnac accélère sa transition énergétique
L’aéroport de Toulouse-Blagnac (CA 2023 : 155,10 M€, résultat net : 19 M€) vise le net zéro carbone en 2029. Sa trajectoire de décarbonation est construite au travers des quatre principaux postes émetteurs de CO2 : le chauffage des bâtiments, les groupes électrogènes, la flotte de véhicules et l’électricité. Les travaux des centrales photovoltaïques en ombrières sur les parkings P5 (livraison en janvier 2025) et P6 (livraison en octobre 2025) ont commencé. 17 millions d’euros sont investis pour installer 35 000 panneaux sur 70 000 m2 qui permettront de générer environ l’équivalent de la consommation annuelle de 1 140 foyers. Le projet du parking P6 a été lauréat de l’appel d’offres de la Commission de Régulation de l’Énergie portant sur la réalisation et l’exploitation d’installations de production d’électricité à partir de l’énergie solaire.
Géotex Occitanie va produire un géotextile vert
La société Géotex Occitanie, créée par Victor Lamego, va se doter d’une usine à Laroque-d’Olmes (Ariège) qui produira un géotextile vert, à base de fibres de chanvre. Le projet mobilise un investissement de 30 millions d’euros. L’Agence Régionale Aménagement Construction (ARAC), associée à la Banque des Territoires, va construire le bâtiment d’une valeur de 10 millions d’euros. L’exploitation lui versera un loyer en contrepartie. Pour l’équipement industriel, le volet est de 20 millions d’euros, répartis en 6 millions d’euros en fonds propres, dont une participation au capital de la société de l’Agence Régionale des Investissements Stratégiques (ARIS), 6 millions financés par l’Ademe et le reste en dettes bancaires. Le bâtiment doit être livré en novembre 2025 pour un démarrage de la production en mai 2026, avec la création de 40 emplois à la clé.
Le Port de Sète s’équipe d’un terminal multimodal
Propriété de la Région Occitanie, le Port de Sète (Hérault) finalise la construction d’un terminal multimodal d’une superficie de 6 ha. Le budget global se monte à 20 millions d’euros, dont 8 millions apportés par Viia, filiale de la SCNF déjà désignée gestionnaire de l’équipement, qui sera mis en service début 2025. S’inscrivant dans le cadre de la stratégie nationale pour le développement du fret ferroviaire, la plateforme sera capable de transborder des semi-remorques non préhensibles, que les terminaux traditionnels ne peuvent pas traiter. La Commission Européenne, estimant que ce terminal est nécessaire pour favoriser le développement du fret ferroviaire et le report modal, a validé une aide de 3 millions d’euros versée par l’Était. Il permettra d’économiser 40 000 camions par an sur les routes.
Satys Aerospace accroît ses capacités de repeinture
Satys Aerospace (2 500 collaborateurs, CA 2024 : 205 M€), basée à Blagnac (Haute-Garonne), continue d’investir dans ses moyens industriels. Un ticket de 15 millions d’euros, soutenu par la Région Centre Val-de-Loire, a été mis sur la table pour améliorer son outil de 15 000 m2 situé à l’aéroport de Châteauroux (Indre), où il exploite deux baies de repeinture “long range” pour l’A330 et l’A340. Les travaux en cours visent à augmenter la capacité de l’une des deux baies afin qu’elle puisse accueillir les avions à fuselage large (“wide body”), l’A350 et le 777 de Boeing. L’objectif est de doubler le nombre de gros avions repeints. La livraison du nouvel ensemble est prévue au début de 2025. Satys Aerospace exploite 42 salles de peinture avion dans le monde et prévoit de mettre en service 20 nouvelles salles d’ici 2028 dont 6 en 2025.
La Poste se dote d’un centre névralgique dans les Pyrénées-Orientales
Après l’acquisition d’un terrain de 22 430 m2 dans la zone d’activités de Torremila, située près de l’aéroport de Perpignan (Pyrénées-Orientales), le groupe La Poste va construire, moyennant un investissement de 13,4 millions d’euros, une plateforme logistique multiflux. Destinée à gérer les activités de préparation et de distribution du courrier, des colis et des imprimés publicitaires, le bâtiment, d’une superficie de 7 565 m2, disposera d’un hall de production (6 000 m2), de 9 quais, et de 70 véhicules électriques pour traiter 48 700 plis et 18 500 colis chaque jour en moyenne. Un effectif total de 190 collaborateurs sera mobilisé sur ce site. Qualifiée par La Poste de nouveau "centre névralgique" du groupe dans le département, la plateforme desservira plus de 135 650 foyers et 11 282 entreprises sur 35 communes.
L’atelier de maroquinerie Sun-Belt change de dimension
L’atelier de maroquinerie Sun-Belt (85 collaborateurs, CA 2023 : 3,80 M€), basé à Aussillon (Tarn), va changer de dimension à la faveur de partenariats avec de grandes maisons françaises de haute couture pour lesquelles il produira des articles à haute valeur ajoutée. Cette PME familiale créée en 1989 à Mazamet par Olivier Carayol, artisan maroquinier, qui vient d’investir 1,4 million d’euros dans du matériel, va construire un bâtiment sur la zone du Causse. Elle souhaite y emménager en septembre 2025. Ce bâtiment doit accueillir 150 artisans dans un premier temps, puis jusqu’à 300 artisans dans les 10 ans. Le projet global (masse salariale, matériels, immobilier) représente un investissement d’environ 10 millions d’euros (dont 5 M€ de bâtiment et 3 M€ de matériel) que l’entreprise, qui bénéficie d’une avance remboursable de la Région Occitanie via le Contrat Croissance, va financer par dette bancaire et sur fonds propres.
Clarins déploie un laboratoire à ciel ouvert
Le groupe de cosmétique parisien Clarins investit 10 millions d’euros dans l’acquisition d’un ex-centre à vocation touristique près de Nîmes (Gard). Ce domaine de 115 ha de végétation, situé à Saint-Gilles et à Générac, dispose de 50 ha de terres cultivables : il permettra à Clarins de garder la maîtrise d’une chaîne de valeur intégrée, du sourcing de la plante jusqu’à la fabrication du pot. Le groupe, qui dispose déjà de 2 centres de R & D à Paris, ne prévoit pas de construire d’installations sur place. Le domaine fonctionnera comme un herbier grandeur nature. Il prolonge une démarche lancée en 2016 avec le rachat d’un espace similaire en Haute-Savoie, qui fournit 2,5 tonnes de plantes par an à Clarins. Le nouveau site gardois va lui permettre de "changer radicalement d’échelle en termes de production d’ingrédients naturels".
L’école d’ingénieurs de Purpan s’agrandit d’un nouveau bâtiment
L’école d’ingénieurs de Purpan (1 700 étudiants), spécialisée dans les filières agricoles et agroalimentaires, a débuté à Toulouse la construction d’un nouveau bâtiment d’enseignement de 2 700 m2 sur un foncier dont la Fondation de Purpan est propriétaire. La livraison est prévue pour la rentrée 2025. Le montant des travaux est de 8 millions d’euros. Aligné sur l’une des ailes existantes de l’école, le bâtiment se déploiera dans le prolongement du château de Purpan et des bâtiments actuels. Le rez-de-chaussée sera composé de 10 salles de cours de 36 places, d’espaces de coworking, d’un hall-atrium et d’un large préau. L’étage comportera 4 salles de travaux pratiques de 36 places, 2 salles de préparation et 2 amphithéâtres de 320 places. Le cabinet Archéa Architectes est chargé du projet.
L’imprimeur PrintOclock triple sa surface
L’imprimeur en ligne toulousain PrintOclock (90 salariés, 17 M€ de CA) investit 4,2 millions d’euros dans un projet immobilier qui va réunir son siège et son atelier de production dans un bâtiment de 7 000 m2 (contre 2 400 m2 aujourd’hui) situé dans la zone industrielle Gros Larrieu, où est actuellement implantée son imprimerie. Il mobilise 3 millions d’euros pour l’acquisition du bâtiment et consacre 1,2 million d’euros à son aménagement. Il devrait prendre possession de ses nouveaux locaux en août 2025. Ce gain d’espace, propice à améliorer la qualité de vie au travail de ses collaborateurs, vise aussi à anticiper le franchissement du cap des 100 salariés d’ici trois ans. Printoclock poursuit également ses investissements dans son outil de production en allouant d’ici 2026 un montant de 1 à 3 millions d’euros au renouvellement ou à l’extension de son parc de machines.