Angers : Un mois de sursis pour Technicolor

Angers : Un mois de sursis pour Technicolor

Placée en redressement judiciaire le 1er juin, avec une période d’observation de six mois, l’usine Thomson d’Angers, filiale de Technicolor, vient de se voir accorder ce jeudi 6 septembre un sursis d’un mois de la part du Tribunal de commerce de Nanterre. Les deux offres de reprise d’Eolane (Angers) et Minerva (Tours), seront étudiées. Au total, 180 emplois sur 350 pourraient être sauvegardés. La date du prochain rendez-vous au tribunal de Nanterre sera fixée début octobre. > A lire demain sur notre site ou dans l'édition du Maine-et-Loire, le sujet sur l'électronique en Anjou. > A lire ici, notre précédent dossier sur Technicolor

«Il n’est pas trop tard pour qu’une sortie par le haut soit trouvée. » C’est le message qu’ont voulu faire passer les élus de la Ville, de l’Agglomération angevine et de la Région Pays de la Loire, à la veille de l’audience au Tribunal de Nanterre. Ils demandent aux dirigeants de Technicolor « le maintien de la charge de travail pour une durée minimum de six mois, une latitude qui permettrait de mettre en place les solutions de reprise envisagées ». Deux projets concernant l’assemblage de produits électroniques dans le cadre d’une production de moyennes séries ont en effet été formalisés auprès de l’administration judicaire. Ils pourraient mobiliser entre 100 et 200 salariés.




Technicolor interpelé dans Les Echos et Le Monde
Dans une publication parue mardi 4 septembre en pleine page dans Les Echos et Le Monde, la Région, Angers Loire métropole et la Ville avaient déjà interpelé Technicolor : « Pourquoi ne croit-il pas aux possibilités d’innover et de produire en France ? Pourquoi veut-il fermer brutalement son usine d’Angers ? Pourquoi délocalise-t-il ? ». Le but était aussi de vanter leur territoire et le projet de centre européen pour l’électronique professionnelle. Une opération dont le coût serait de l’ordre de 70.000 euros.