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À Angers, l’État veut maintenir sous pavillon français l’usine de supercalculateurs d’Atos
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À Angers, l’État veut maintenir sous pavillon français l’usine de supercalculateurs d’Atos

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Le groupe a annoncé ce 25 novembre 2024 une offre non engageante de reprise de la part de l’État d’une entreprise évaluée à au moins 500 millions d’euros. Atos devrait bien produire à Angers les supercalculateurs les plus puissants d’Europe.

L’usine Atos d’Angers devrait se développer à partir de 2027 avec son site du futur dédié en partie à la production des calculs de haute performance — Photo : Atos

L’État vient d’entrer en négociations exclusives pour acquérir l’intégralité des activités "Advanced Computing" du groupe informatique français Atos. Si les discussions aboutissent, l’État français rependrait 2 500 salariés, installés en majorité en France, et une activité représentant un chiffre d’affaires d’environ 570 millions d’euros. Il s’agit d’une infime partie d’Atos. Spécialisé dans le cloud, la cybersécurité et les supercalculateurs, le groupe emploie en effet 82 000 collaborateurs dans 69 pays et affiche un chiffre d’affaires annuel d’environ 10 milliards d’euros.

Parmi les activités qui pourraient être nationalisées, la filiale Eviden, dédiée aux solutions numériques intelligentes, IA et IA générative, au cloud et autres serveurs. Elle possède des bases à Angers (250 salariés) et Trélazé (180 salariés), une commune voisine, ainsi qu’à Aix-en-Provence, site spécialisé dans les systèmes critiques et l’ingénierie de petites séries.

L’État veut préserver les supercalculateurs

L’usine du Maine-et-Loire est une priorité pour l’État. La France semble vouloir sécuriser ce site, qui participe à la souveraineté numérique du pays et participera aux décisions stratégiques, sur le nucléaire et la Défense par exemple, avec l’aide de ses supercalculateurs. Le géant français des solutions numériques et informatiques construit en effet à Angers son "usine du futur" pour 80 millions d’euros. En 2027, ce site de 12 000 m², en plus des 7 800 m² de l’actuelle usine, doit abriter les supercalculateurs les plus puissants d’Europe.

Il y a un an, le directeur du site Vincent Sarracanie avait affirmé que l’usine se ferait en dépit de la déconfiture du géant mondial du digital et de solutions informatiques. La semaine dernière, une commande à 60 millions d’euros est tombée pour fournir un supercalculateur d’IA à la Finlande, triplant les capacités de calculs du pays scandinave.

Quid des autres activités ?

À Angers, cela fait cinquante ans que l’usine innove dans le domaine informatique. Avec Bull, d’abord, qui y a produit son premier ordinateur, le Level 64. Puis avec Atos depuis 2014.

À cette heure, si les solutions de calcul de haute performance (HPC) et d’IA sont comprises dans l’offre de reprise, il reste difficile d’affirmer que les activités en matière de cybersécurité par exemple seront concernées.

Angers # Électronique # Cybersécurité # French Tech # Numérique # Fusion-acquisition # Services de l'Etat