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Alzprotect veut lever plus de 30 millions d’euros contre les maladies neurodégénératives
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Alzprotect veut lever plus de 30 millions d’euros contre les maladies neurodégénératives

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Basée à Loos, sur le parc Eurasanté, la start-up Alzprotect prépare une nouvelle levée de fonds pour poursuivre le développement de son candidat médicament contre la PSP, une maladie neurodégénérative sans traitement. Forte de résultats cliniques encourageants, elle hésite entre une levée majeure ou un tour plus modeste, dans un contexte financier tendu.

Dirigée par Philippe Verwaerde, Alzprotect veut lever 30 à 40 millions d’euros pour mener une étude ambitieuse sur son candidat médicament contre la PSP, une maladie neurodégénérative — Photo : Sébatien JARRY

La start-up en santé Alzprotect (3 collaborateurs) prépare une levée de fonds. Fondée en 2007 et basée à Loos, sur le parc Eurasanté, près de Lille, elle développe des traitements innovants qui ciblent les maladies neurodégénératives. Alzprotect se concentre en priorité sur la PSP (paralysie supranucléaire progressive), proche d’Alzheimer et de Parkinson, qui touche 80 000 patients dans le monde et pour laquelle il n’existe aucun traitement. Son candidat médicament, développé sous la forme d’une formulation orale liquide et adaptée à une prise quotidienne, vise le ralentissement de la progression, afin de maintenir plus longtemps l’autonomie et la qualité de vie des patients, tout en allégeant le fardeau des aidants et des systèmes de santé.

Deux schémas de levée de fonds, dans un contexte tendu

Ayant récemment obtenu des résultats cliniques encourageants en phase 2a (12 patients traités avec une bonne tolérance et une stabilisation de la maladie chez certains), Alzprotect prépare la phase d’essai suivante, qui se déroulera sur 52 semaines, avec 126 patients. Son besoin en capitaux est estimé de 30 à 40 millions d’euros.

"C’est notre première option, nécessaire pour mener une étude clinique ambitieuse, indique Philippe Verwaerde, dirigeant d’Alzprotect. Mais face à la raréfaction des levées de fonds, nous avons dû envisager une autre option : celle d’une levée de 5 à 6 millions d’euros, accompagnée par France 2030, pour une étude plus modeste".

Une opportunité aux États-Unis

Quelle que soit l’option qui aboutira, la start-up lilloise a été sélectionnée parmi les premiers candidats pour intégrer la PSP Trial Platform, un essai de phase 2 innovant, financé par le National Institut of Health (NIH), aux États-Unis. "Ce serait toutefois dommage de voir le projet réussir aux États-Unis et pas en France, faute d’un accompagnement financier suffisant", commente Philippe Verwaerde.

Depuis sa création, Alzprotect a déjà levé 30,4 millions d’euros, ainsi que 9 millions d’euros de subventions. La start-up a d’ailleurs obtenu pour son traitement le statut de médicament orphelin, à la fois en Europe et aux États-Unis. "Cette reconnaissance nous assure un développement plus rapide chez les patients, moins coûteux et une exclusivité de 10 ans sur le marché", souligne le dirigeant.

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