Des microalgues au service de notre santé. C’est le concept de la start-up de biotechnologie marine basée à Nantes, BlueCare Discovery. Elle ambitionne d’utiliser cette ressource originale pour élaborer des traitements contre les maladies neurodégénératives, dont Alzheimer, des pathologies contre lesquelles il n’existe à ce jour aucun traitement efficace.
Afin de poursuivre le développement de BlueCare et de son traitement, le fondateur et dirigeant Benoît Serive va lancer une levée de fonds d’un million d’euros au printemps 2025, auprès de business angels et de family offices. Pour l’instant, il collabore avec plusieurs laboratoires et mobilise cinq à sept personnes externes à BlueCare sur ce projet. Cette levée de fonds permettra d’internaliser les ressources humaines et techniques de l’entreprise.
Une molécule présente dans les microalgues
Concrètement, la start-up exploite une molécule présente dans les microalgues, leur permettant de survivre en milieu marin. "Le concept de ce traitement repose sur le biomimétisme. Il s’agit d’appliquer cette molécule, biocompatible avec le cerveau humain, afin de développer une protection naturelle", explique Benoît Serive, président de BlueCare. Selon lui, cette "complémentation du cerveau" via les microalgues pourrait permettre de "retarder, limiter, voire empêcher la progression de ces maladies".
Actuellement, le traitement est en phase de tests précliniques, pour encore un à deux ans. Benoît Serive espère pouvoir débuter les premiers essais sur l’homme d’ici à 2027 ou 2028. Une fois les études cliniques bien avancées, le dirigeant de BlueCare prévoit d’établir un partenariat avec un industriel du secteur pharmaceutique ou des microalgues, disposant des moyens techniques et financiers nécessaires au développement du traitement. L’international étant d’ores et déjà en ligne de mire, l’Europe et les États-Unis feront partie des marchés prioritaires.