Née en 2009 suite au rachat des actifs de la défunte société Automatech par quatre de ses anciens cadres, Altix affiche depuis une forte croissance. Une performance qui s'explique par un repositionnement stratégique autant que par la capacité à innover de l'entreprise euroise. La nouvelle équipe a fait le choix «de repartir sur une logique différente, recentrée sur notre métier de base: le développement et la vente d'équipements haut de gamme pour l'industrie de l'électronique», explique le Dg Jérôme Van Straaten.
Foxconn Technology, client d'Altix
En fait, des machines destinées aux industriels fabriquant des circuits imprimés. Aujourd'hui, l'entreprise euroise compte parmi ses clients quelques fleurons du secteur dont le Chinois Foxconn Technology, célèbre fournisseur de l'Américain Apple, ou encore le Coréen LG. Des clients asiatiques que la PME normande parvient à séduire sur un marché traditionnellement dominé par des Japonais dont la compétitivité est largement entamée par le niveau élevé du Yen, souligne Jérôme Van Straaten. Mais Altix ne peut pas compter que sur les taux de change pour conserver ses parts de marché, a fortiori en Asie. Alors, c'est par l'innovation qu'elle tente de se démarquer: «nous utilisons par exemple sur nos nouveaux produits des LED pour l'insolation des circuits imprimés, qui au final consomment cinq fois moins que les lampes UV que nous utilisions traditionnellement». Résultat des courses, Altix a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires en hausse de +20% à 9millions d'euros en commercialisant pas moins de trente machines, dont l'essentiel (70%) en Asie et notamment en Chine.
Une filiale chinoise pour la commercialisation et le SAV
La PME normande réalise aujourd'hui majoritairement sa production sur son site de Val-de-Reuil qui emploi une quarantaine de personnes. Une production «haut de gamme» appuyée par un second site implanté à Taïwan qui aura produit au total en 2012 huit unités destinées au marché asiatique. Altix dispose également d'une filiale en Chine d'une vingtaine de personnes qui assure sur ce marché la commercialisation des produits et le service après vente. Face à un marché mondial du circuit imprimé en stagnation, Altix se tourne vers de nouveaux marchés, comme celui des producteurs d'écrans tactiles au point de prévoir en 2013 près de 30% de son activité hors circuits imprimés. «Des relais de croissance forts mais pas forcément éternels», estime le dirigeant qui préfère compter sur le développement de nouveaux produits.
Guillaume Ducable
électronique. Le concepteur de machines à destination des fabricants de circuits imprimés innove pour accroître ses parts de marché en Asie.