Travailler à l'étranger et résider en France. Une situation de plus en plus banale en Alsace et en Lorraine. Dans une étude qui vient d'être publiée, sur des données datant du recensement de 2011, l'Insee révéle que les deux destinations principales des "navetteurs" sont la Suisse, avec 160.000 frontaliers, et le Luxembourg, avec 69.000.
Dans certains territoires français, la part des frontaliers devient très importantes : elle dépasse les 35 % dans les zones d’emploi de Morteau, du Genevois français ou encore de Saint-Louis. Elle culmine à plus de 40 % à Longwy. La cartographie des flux montre que les agglomérations de Genève, Bâle et Luxembourg rayonnent bien au-delà de leurs frontières : concrètement, certains bassins de vie situés en France apparaissent aujourd'hui comme des banlieues ou des réservoirs d'emplois de ces métropoles de dimension internationale.