Alpes-Maritimes : Transport : Mobilisation pour la Nouvelle Ligne Ferroviaire
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Alpes-Maritimes : Transport : Mobilisation pour la Nouvelle Ligne Ferroviaire

Exit la LGV Paca. Trop chère. Trop controversée. Bienvenue à la
NLF Paca (Nouvelle Ligne Ferroviaire) ! Alors que débutent les travaux de
la commission nationale Mobilité 21, chargée d’examiner les grands projets de transports en France et d’arbitrer en faveur de ceux qu’elle jugera prioritaires et financièrement réalisables,
l’heure de la mobilisation a sonné sur la Côte d’Azur.


Ce mardi 22 janvier, une centaine de socioprofessionnels azuréens ont répondu à l’appel lancé par la
CCI Nice Côte d’Azur pour défendre
un projet crucial pour le désenclavement des Alpes-Maritimes. Une première manifestation pour «montrer et démontrer l’impérieuse nécessité d’une
nouvelle infrastructure ferroviaire reliant Nice à Marseille qui a fait l’objet d’un large consensus des élus concernés lors du Comité de pilotage rassemblé le 9 janvier dernier», indique
Bernard Kleynhoff, président de la chambre consulaire azuréenne.



« Cette commission est l’occasion de tirer une dernière cartouche pour qu’enfin notre territoire, qui compte 1,2 million d’habitants et une Métropole internationale, puisse bénéficier de la grande vitesse ferroviaire. L’accessibilité des Alpes-Maritimes ne peut plus reposer uniquement sur l’aérien et le routier, saturé en période de pointe. »



Les élus se sont accordés sur un projet qui n’imposerait plus la très grande vitesse sur toute la ligne, permettrait de faire du
TER cadencé, et serait réalisé par phasage afin de privilégier les tronçons les plus saturés à l’Est et à l’Ouest de la région. Et ainsi réduire les coûts et les étaler dans le temps. Côté Nice, une nouvelle voie verrait le jour reliant l’aéroport et sa gare multimodale au Muy. Côté Marseille, il est prévu la construction d’un
tunnel traversant la Cité Phocéenne avec une gare à 4 voies à quai sous Saint-Charles. Montant de cette opération : 7,4 milliards d’euros sur 10 ans (2018-2028),

« avec des capacités d’autofinancement de 30 à 50% des investissements », précise-t-on à la CCI régionale. L’Europe serait également sollicitée par le biais du réaménagement de la voie existante entre Nice et Vintimille pour se raccorder à la LGV italienne. Ainsi, Marseille ne serait plus qu’à 1 heure de Nice et à 1 h 15 de Gênes. En attendant la remise des copies de la Commission Mobilité 21 en mai prochain, la campagne de mobilisation se poursuit. Une pétition est d’ores et déjà en ligne sur
www.jesoutienslanlfpaca.fr.

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