Alpes-Maritimes : Comment la CECAZ veut séduire le marché pro
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Alpes-Maritimes : Comment la CECAZ veut séduire le marché pro

Premier prêteur des ménages azuréens, la banque coopérative mise sur le digital pour consolider et renforcer ses positions sur le marché professionnel.

La Caisse d'Epargne Côte d'Azur (CECAZ) accélère son offensive en direction du marché professionnel. Et ce, « d'une façon décomplexée, sans appréhension, ni prétention », sourit son président du directoire, Christophe Pinault. La banque coopérative, positionnée sur le territoire des Alpes-Maritimes et du Var, premier prêteur des ménages avec le financement en 2015 de quelque 42.000 projets de vie, dont 13.200 dans l'immobilier pour près d'1,6 milliard d'euros, veut rattraper son retard. Et mise sur le digital pour occuper le terrain. La CECAZ ne part toutefois pas d'une feuille blanche. « Nous avons commencé à adresser le marché des entreprises et collectivités de manière intensive il y a une dizaine d'années, raconte le dirigeant. Bien après les autres banques ». Pour autant, ce décalage de timing n'handicape pas son activité puisqu'elle revendique, toujours en 2015, l'ouverture de 200 nouveaux comptes pro, le financement de 2.000 projets pour 1,1 milliard d'euros de crédits. « Les encours de crédits aux entreprises et professionnels ont grimpé de 11%, de 28% pour le segment PME », détaille-t-il. Reste qu'aujourd'hui la CECAZ veut faire mouche, avec des solutions digitales « simples, pragmatiques » et surtout « différenciantes ».




Les PME dans le viseur

La première, baptisée DiagEntrepreneurs, cible les entreprises et professionnels générant moins de 5 M€ de chiffre d'affaires. Cette plateforme digitale, accessible gratuitement sur tablette, smartphone et ordinateur, permet de situer l'activité de l'entreprise dans son environnement en fournissant une analyse de ses ratios financiers par secteur et métier. Pour les clients de la banque, l'analyse est plus poussée, confrontant leurs performances économiques et financières à celles de leurs concurrents directs sur un périmètre géographique de 1 à 40 km. « Avec ce produit d'appel, nous nous inscrivons dans une démarche relationnelle avec nos clients et prospects. Nous venons parler d'eux, de leur activité, et non de notre offre ». Une approche importante selon le président du directoire pour qui « un client choisit une banque pour son enseigne, mais y reste pour la qualité de son conseiller. »




Les start-ups aussi

Autre cible privilégiée, les start-ups pour lesquelles la CECAZ va lancer, à partir d'avril, le déploiement d'un réseau social dédié, NeoCluster. « Il s'agit de faire en sorte que ces entreprises innovantes échangent entre elles sur leurs problématiques, bonnes pratiques, idées », détaille le dirigeant qui souligne « cela suppose aussi que nous, banquiers, changions de paradigme en revisitant notre politique de risque financier. » A cet égard, deux spécialistes du sujet ont été recrutés, et des partenariats ont été conclus avec la plateforme de crowdfunding Happy Capital ainsi que la société de capital-risque Seventure Partners. L'objectif : proposer un dispositif de financement complet aux 250 projets innovants identifiés par la CECAZ sur la Côte d'Azur.

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